Barry Manilow : 5 classiques incontournables au-delà de Mandy

par Sophie
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Barry Manilow : 5 classiques incontournables au-delà de Mandy
États-Unis, France

Barry Manilow est indissociable de son immense succès de 1974, Mandy. Pourtant, à l’instar de Neil Diamond éternellement lié à Sweet Caroline, le répertoire de Manilow regorge de pépites qui méritent autant, sinon plus, d’attention. Avant de dominer les classements, l’artiste a forgé son talent en écrivant des jingles publicitaires et en officiant comme directeur musical pour Bette Midler.

Barry Manilow sur scène pointant le public
Barry Manilow en concert, un artiste dont le répertoire dépasse largement son premier succès.

Copacabana (At the Copa)

Sortie en 1978, cette chanson disco-pop a initialement suscité des doutes chez Manilow. Le succès fut pourtant immédiat, lui offrant une place au sommet du Billboard Hot 100 et un Grammy Award. Ce titre se distingue par sa narration cinématographique : derrière une mélodie entraînante et des rythmes latins se cache une tragédie mêlant violence et perte au sein d’un club des années 1940.

L’utilisation d’effets sonores, comme le sifflet du méchant Rico ou le cri de Lola après le meurtre de son amant Tony, accentue le côté mélodramatique. La structure du morceau est également remarquable, avec une ellipse temporelle de 30 ans nous montrant une Lola brisée, incapable de se libérer de son passé. C’est un morceau qui parvient à faire danser tout en racontant une histoire poignante.

Could It Be Magic

En 1975, Manilow propose une œuvre d’une grande intensité dramatique. Could It Be Magic repose sur une base classique : le Prélude, Opus 28, n° 20 en do mineur de Frédéric Chopin. Le morceau débute par des accords hantés rendant hommage au compositeur romantique franco-polonais, avant de basculer progressivement vers une puissance pop orchestrale.

L’histoire de ce titre est singulière. Une première version rythmée était sortie en 1971 avec son groupe Featherbed, sans succès. Ce n’est qu’en ralentissant le tempo pour son premier album solo, puis en ressortant le titre deux ans plus tard, que Manilow en a fait un classique. Cette chanson met en lumière ses talents de pianiste et sa capacité à interpréter des émotions complexes.

Looks Like We Made It

Malgré un titre qui suggère une réussite amoureuse, ce morceau de 1977 est en réalité l’une des chansons les plus tristes de l’artiste. Loin de célébrer un couple qui survit aux épreuves, les paroles évoquent deux anciens amants qui ont réussi à refaire leur vie chacun de leur côté. C’est une réflexion mélancolique sur la survie après une rupture.

Portée par un piano délicat et un bugle nostalgique, la chanson n’a pas été écrite par Manilow lui-même, mais par Will Jennings et Richard Kerr. L’interprétation habitée du chanteur a toutefois permis au titre de se hisser à la première place des ventes, prouvant sa capacité à s’approprier des textes profonds.

Ships

En 1979, Manilow réinterprète Ships, un titre initialement écrit par Ian Hunter. Contrairement à ses thèmes habituels, il ne s’agit pas ici d’une chanson d’amour romantique, mais d’une exploration des relations complexes entre un père et son fils adulte. La métaphore des deux navires qui se croisent dans la nuit illustre parfaitement l’incompréhension et la distance émotionnelle qui peuvent s’installer au sein d’une famille.

Alors que l’original tendait vers la ballade rock, la version de Manilow s’enrichit de cordes et de cuivres. L’artiste a d’ailleurs confié que cet arrangement, qu’il qualifiait d’orchestration exquise, représentait l’une de ses plus belles collaborations. Sa version est aujourd’hui bien plus célèbre que l’originale.

Can’t Smile Without You

Pour ce titre, Barry Manilow a choisi une approche résolument joyeuse. Avec son introduction sifflée et son rythme bondissant, la chanson évoque l’énergie des revues de cabaret. Bien que d’autres artistes comme les Carpenters ou Engelbert Humperdinck aient enregistré ce morceau en 1976, aucune de leurs versions n’a atteint la notoriété de celle de Manilow.

Devenue un incontournable de ses concerts, cette chanson invite naturellement le public à chanter en chœur. Sortie sur l’album Even Now en 1978, elle est restée classée pendant 19 semaines, confirmant que le talent de Manilow ne se limitait pas aux ballades dramatiques mais s’étendait aussi à une pop irrésistible et fédératrice.

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