5 tubes New Wave des années 80 qui fascinent encore aujourd’hui

par Sophie
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5 tubes New Wave des années 80 qui fascinent encore aujourd'hui
États-Unis, Royaume-Uni

La New Wave a été le mouvement musical qui a fusionné le rock nerveux et le punk tapageur avec un liant électronique, unissant les meilleurs éléments des décennies précédentes dans un son à la fois dynamique et avant-gardiste. Pour les personnes nées entre 1956 et 1964, cette déferlante sonore et visuelle a laissé des souvenirs indélébiles qui se réveillent dès les premières mesures de certains morceaux emblématiques.

Le groupe Duran Duran en concert
Le groupe Duran Duran, figure emblématique de la New Wave, sur scène.

Ce mélange de sons de club, de mélodies pop et d’un style visuel extravagant a généré de nombreux clips vidéo innovants qui ont aidé à définir les débuts de MTV. Avec des textures allant du New Romantic à l’électro-pop, le catalogue New Wave offrait une grande richesse créative. Voici cinq titres qui conservent aujourd’hui encore une place particulière dans le cœur des auditeurs de cette génération.

Whip It – Devo

À une époque qui découvrait à peine les possibilités de la New Wave, Devo faisait figure de pionnier. Sorti en 1980, le classique « Whip It » a servi d’introduction radiophonique au genre pour beaucoup. Le titre, jouant sur un double sens malicieux, a marqué les esprits par son côté décalé. Cette excentricité, associée à des visuels de performance artistique, a permis de rendre plus accessible l’exploration intellectuelle du groupe sur la dé-évolution de l’humanité à l’ère de la consommation.

Les auditeurs ont été séduits par le rythme bondissant de la chanson et son refrain entêtant. Les chapeaux en plastique rouge en forme de pots de fleurs et les combinaisons noires sans manches portés dans le clip étaient certes étranges, mais parfaitement en phase avec ces sonorités singulières. Devo a ainsi ouvert la voie à d’autres artistes atypiques, prouvant que le rock intellectuel avait sa place dans les classements musicaux.

Planet Earth – Duran Duran

Bien avant d’adopter un son disco plus poli, Duran Duran a fait une entrée fracassante avec « Planet Earth » en 1981. Malgré les cols à froufrous et les chemises de pirate qui peuvent sembler datés aujourd’hui, le groupe dégageait une énergie électro-pulsée irrésistible. Le morceau possédait l’ambiance d’un film cyberpunk, en accord avec le nom du groupe inspiré par la science-fiction.

Les paroles impressionnistes décrivaient un monde post-apocalyptique, une thématique qui résonnait fortement chez les enfants de la guerre froide. Bien que l’imagerie soit sombre, la rythmique entraînante a transformé le titre en un hymne de danse révolutionnaire. Cette passion naïve et expérimentale reste un témoignage précieux des débuts de la New Wave britannique.

Words – Missing Persons

L’apparition de Dale Bozzio chantant « Words » sur MTV a marqué les esprits. Avec sa chevelure blond platine parsemée de néons roses et bleus et sa tenue en plastique audacieuse, elle incarnait parfaitement le charme saccadé de la chanson. Le titre traitait de l’inutilité des mots dans un environnement post-moderne saturé de contenu, une thématique qui semble aujourd’hui prophétique.

Missing Persons a su capter le sentiment d’isolement social qui commençait à s’installer dans la culture américaine du début des années 80. Les paroles évoquant une surcharge médiatique rendant toute distraction impossible résonnent étrangement à l’ère des réseaux sociaux et des smartphones. Avec sa livraison électronique directe, « Words » demeure un morceau intemporel pour toute une génération.

I Ran – A Flock of Seagulls

La coiffure sculpturale en forme de bec d’aigle de Mike Score est devenue l’un des symboles visuels de l’époque. « I Ran » était une chanson dansante dotée d’assez d’attitude pour dominer les synthétiseurs. La voix monocorde de Score suggérait que n’importe qui pouvait participer à l’aventure New Wave, à condition d’avoir assez de laque pour maintenir sa coiffure en place.

Le récit minimaliste s’appuyait sur la paranoïa croissante concernant les ovnis, alimentée par les films de science-fiction de la fin des années 70. Ce qui commence comme une rencontre romantique banale bascule rapidement lorsqu’un faisceau de lumière descend du ciel sur la jeune femme. Ce mélange entre romance et terreur cyberpunk intergalactique définit parfaitement l’étrangeté cosmique de ce classique.

Rapture – Blondie

Le son de Blondie était difficile à classer, mêlant New Wave, disco, rock et même les prémices du hip-hop. Debbie Harry, figure de la scène artistique new-yorkaise, a apporté une crédibilité créative immense au projet. En 1981, « Rapture » a atteint la première place des classements, un exploit pour un titre aussi hybride.

Le morceau se distingue par la voix de fausset de Harry et des éclats de guitare puissants. À mi-chemin, la chanteuse se lance dans un rap racontant l’histoire d’un extraterrestre enlevant et dévorant un humain avant de s’attaquer aux voitures et aux boîtes de nuit. Bien que décalé, ce passage a permis à « Rapture » de devenir le premier titre contenant du rap à atteindre le sommet des ventes, marquant l’histoire de la musique en utilisant la New Wave comme un laboratoire artistique total.

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