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Le drame survenu le dimanche 24 mai à Rennes a plongé une famille dans une douleur incommensurable. Théo, un enfant de 11 ans, a perdu la vie par strangulation alors qu’il pêchait sur les bords de la Vilaine. Alors que l’enquête progresse, ses parents, par l’intermédiaire du procureur de la République, lancent un appel pressant au respect de leur intimité et de leur deuil.
Un appel à la dignité face au harcèlement médiatique
Frédéric Teillet, procureur de la République de Rennes, a relayé la parole des parents lors d’une conférence de presse. Après les avoir rencontrés, le magistrat a souligné leur sentiment de harcèlement de la part de certains médias. S’ils ont autorisé la citation du prénom de leur fils, ils exigent que cesse toute intrusion dans leur vie privée en cette période de recueillement.
La Direction interdépartementale de la police nationale a également insisté sur la nécessité de sanctuariser l’intimité de l’entourage de la victime. Cette demande concerne particulièrement les obsèques de l’enfant, afin que ses proches puissent lui rendre un dernier hommage dans le calme et la dignité.
Une altercation fatale pour du matériel de pêche
L’enquête a révélé des détails glaçants sur les circonstances du décès. Théo aurait été étranglé avec une serviette de bain après une dispute concernant des leurres de pêche d’une valeur de quelques dizaines d’euros. Deux adolescents, âgés de 15 et 16 ans, ont reconnu les faits, expliquant avoir agi par vengeance pour récupérer le matériel que la victime leur aurait prétendument pris.
Cette version des faits est toutefois contestée par les parents de Théo. Les deux mis en cause, qui fréquentent le même établissement scolaire que la victime, étaient jusqu’alors inconnus des services de justice. Ils pourraient être présentés à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen pour meurtre sur mineur.
Soutien psychologique et émotion au collège
Au collège Échange, où Théo était scolarisé en classe de sixième, l’émotion est vive. Une cellule psychologique a été mise en place dès le mardi matin pour accompagner les élèves et le personnel éducatif. L’établissement et le rectorat avaient anticipé la reprise des cours en communiquant préalablement avec les familles pour préparer ce retour dans un contexte particulièrement difficile.
