12 secrets surprenants sur Barry Manilow, l’icône de la pop

par Sophie
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12 secrets surprenants sur Barry Manilow, l'icône de la pop
États-Unis

Barry Manilow est un véritable monument de la musique pop. Avec des succès planétaires comme « Mandy » ou « Copacabana », il a marqué des générations de fans, affectueusement surnommés les « fanilows ». Pourtant, derrière les paillettes et les mélodies entêtantes, la carrière de cet artiste, qui continue de se produire sur scène à plus de 80 ans, cache des facettes méconnues et des anecdotes surprenantes.

Portrait de Barry Manilow
Barry Manilow, une icône de la pop aux multiples facettes.

L’accordéon, son premier instrument

Bien que le public ait l’habitude de voir Barry Manilow derrière un piano à queue, ce n’est pas par cet instrument qu’il a commencé. Originaire de Brooklyn, le jeune Barry a d’abord appris l’accordéon. À l’époque, c’était un rite de passage culturel pour les enfants d’origine juive ou italienne doués pour la musique.

Bien qu’il ait admis avoir détesté cet instrument « grinçant et démodé », il reconnaît que l’accordéon a été sa porte d’entrée vers le piano. C’est en changeant d’instrument qu’il a compris que la musique serait sa passion et son « ticket de sortie » de Brooklyn.

Jeune Barry Manilow jouant de l'accordéon
L’accordéon a été le premier contact de l’artiste avec la musique.

Des débuts insolites dans des bains publics

Dans les années 1970, Barry Manilow a fait la rencontre d’une jeune chanteuse ambitieuse nommée Bette Midler. Il est devenu son directeur musical et l’a accompagnée au Continental Baths, un établissement de bains publics de New York fréquenté par la communauté gay. C’est dans ce lieu atypique que le duo a fait ses armes.

Surnommée « Bathhouse Betty », Midler y attirait des célébrités telles qu’Alfred Hitchcock, Mick Jagger ou encore David Bowie. Manilow se souvient des difficultés techniques de l’époque : l’humidité ambiante rendait la tenue de l’accord du piano presque impossible.

Barry Manilow et Bette Midler
Barry Manilow a accompagné Bette Midler à ses débuts.

Le roi des jingles publicitaires

Avant de dominer les classements de ventes, Manilow a mis son talent au service de la publicité. Il est l’auteur de mélodies cultes pour McDonald’s (« You Deserve a Break Today ») ou les pansements Band-Aid. Son œuvre la plus durable reste le jingle de la compagnie d’assurance State Farm, créé en 1972.

Malgré la longévité exceptionnelle de ce slogan musical, diffusé pendant plus de 40 ans, l’artiste n’a touché qu’une somme forfaitaire de 500 $ (environ 460 €) pour sa création. À l’époque, il s’en contentait largement, n’ayant pas de droits résiduels sur ce type de contrat.

« I Write the Songs » : le tube qu’il n’a pas écrit

Ironiquement, l’une des chansons les plus emblématiques de Barry Manilow, intitulée « I Write the Songs » (J’écris les chansons), n’est pas de sa plume. Ce titre a été composé par Bruce Johnston, membre des Beach Boys. Manilow a d’abord hésité à l’enregistrer, craignant que le public ne pense qu’il chantait ses propres louanges.

C’est le producteur Clive Davis qui a insisté pour qu’il reprenne ce morceau. L’instinct de Davis s’est avéré juste, puisque la chanson est devenue un immense succès et a remporté le Grammy de la chanson de l’année en 1977. Aujourd’hui, Manilow ne regrette rien et se réjouit du plaisir que ce titre procure à ses fans.

Une vie privée longtemps restée secrète

Barry Manilow a été marié brièvement à Susan Deixler, son amour de jeunesse, au milieu des années 1960. Cependant, sa relation la plus longue a débuté à la fin des années 1970 avec Garry Kief, son manager. Le couple a vécu dans la discrétion la plus totale pendant des décennies.

En 2014, les deux hommes se sont mariés en secret. Manilow a finalement officialisé sa relation et son homosexualité en 2015, expliquant qu’il craignait de décevoir ses fans en faisant son coming out plus tôt. À sa grande surprise, le public a accueilli la nouvelle avec une immense bienveillance.

Barry Manilow et Garry Kief
Barry Manilow et son mari Garry Kief.

L’admiration de Frank Sinatra et Bob Dylan

Malgré les critiques parfois acerbes de la presse musicale, Barry Manilow a reçu le soutien de légendes de l’industrie. Frank Sinatra lui-même a déclaré publiquement qu’il était « le prochain » grand artiste de sa génération. Ce compliment a été un moteur essentiel pour Manilow à une époque où il se sentait malmené par les critiques.

Une autre rencontre marquante a eu lieu lors d’un Seder de Pessa’h chez le compositeur Burt Bacharach. Bob Dylan s’est approché de lui pour l’encourager en lui disant : « Ne t’arrête pas, mec. On est tous inspirés par toi ». Bien que Manilow ait trouvé l’interaction étrange, il a choisi de prendre ces mots comme un véritable compliment.

La chemise de « Copacabana » et le Smithsonian

Le tube « Copacabana » est indissociable de la chemise à froufrous extravagante que l’artiste portait sur scène. La prestigieuse Smithsonian Institution a d’ailleurs contacté Manilow pour exposer ce vêtement iconique. L’artiste a accepté, mais une plaisanterie a tout fait capoter.

Lors d’une interview, il a déclaré avec humour : « J’ai toujours su qu’elle finirait dans une institution un jour ». Les responsables du musée, vexés par le double sens du mot « institution » (pouvant désigner un asile), lui ont renvoyé la chemise. L’artiste possède toujours la pièce chez lui, regrettant que le musée n’ait pas eu plus d’humour.

Barry Manilow portant sa chemise Copacabana
La célèbre chemise de scène de l’artiste a failli entrer au musée.

Un artiste juif amoureux de Noël

Bien qu’il soit de confession juive, Barry Manilow a enregistré pas moins de trois albums de Noël et produit une émission spéciale télévisée sur ce thème. Il explique cette apparente contradiction par son amour pour l’ambiance de cette période de l’année, qu’il juge universelle.

D’un point de vue musical, il est fasciné par les classiques de Noël car ils appartiennent pour la plupart à l’ère du « Grand répertoire américain » (Great American Songbook). Né après cette période dorée de la composition, il prend un plaisir immense à réinterpréter ces standards avec sa propre sensibilité.

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