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Paul McCartney ne se repose jamais sur ses lauriers. Malgré une carrière monumentale, l’ancien Beatle continue de surprendre avec de nouvelles compositions, tout en laissant derrière lui un vaste catalogue de pépites méconnues. Avec la sortie prévue en 2026 de la ballade nostalgique « Days We Left Behind » et l’annonce de l’album « The Boys of Dungeon Lane », l’artiste prouve qu’il reste une force musicale incontournable.

The Back Seat of My Car
Sorti en 1971 sur l’album « Ram », ce titre a d’abord été boudé par la critique. À l’époque, le magazine Rolling Stone le jugeait insignifiant. Pourtant, le regard sur cet album a radicalement changé au fil des décennies. « The Back Seat of My Car » clôture l’opus de manière cinématographique, mêlant des harmonies vocales complexes à une orchestration puissante assurée par l’Orchestre philharmonique de New York.
McCartney avait initialement présenté cette chanson lors des sessions « Get Back » des Beatles. Il la décrit comme la chanson adolescente par excellence, évoquant les moments d’intimité à l’arrière d’une voiture. La structure du morceau est riche, alternant entre des phases oniriques et des envolées rock rappelant les années 1950.
Beware My Love (Version avec John Bonham)
En 1976, l’album « Wings at the Speed of Sound » a connu un grand succès grâce à des tubes comme « Silly Love Songs ». Cependant, il contient aussi « Beware My Love », un morceau rock plus sombre. Si la version de l’album est solide, une version alternative publiée en 2014 lors d’une réédition se révèle bien supérieure.
Cette version inédite bénéficie de la présence de John Bonham, le batteur de Led Zeppelin, qui se trouvait en studio ce jour-là. Son jeu puissant insuffle une énergie brute que l’on ne retrouve pas sur la version finale des Wings. McCartney a d’ailleurs confié que Bonham figurait dans son top 5 des meilleurs batteurs et qu’il appréciait son style audacieux et percutant.
Not Such a Bad Boy
Le film de 1984 « Give My Regards to Broad Street », écrit par McCartney, a été un échec commercial et critique. Pourtant, sa bande originale recèle une perle rock : « Not Such a Bad Boy ». Malgré une production typique des années 1980 qui peut sembler datée, l’énergie du morceau reste intacte.
Le groupe qui accompagne McCartney sur ce titre est impressionnant, avec Ringo Starr à la batterie et Dave Edmunds à la guitare. Cette collaboration a permis de reformer la section rythmique légendaire des Beatles, portée par une ligne de basse vigoureuse. McCartney a admis que cette session d’enregistrement avec cette formation particulière lui avait redonné le goût de la scène.
Stranglehold
L’album « Press to Play », sorti en 1986, n’est pas le plus mémorable de sa discographie, à l’exception de son titre d’ouverture, « Stranglehold ». Coécrit avec Eric Stewart du groupe 10cc, ce morceau est un rock direct qui a malheureusement échoué dans les classements à sa sortie, ne dépassant pas la 81e place.
Eric Stewart a regretté plus tard que la production de l’album ait étouffé le charme initial de la chanson, notamment à cause d’ajouts de saxophones incessants. De son côté, McCartney reconnaissait avec philosophie qu’on ne peut pas réussir à tous les coups, mais que l’essentiel est de voir émerger, de temps en temps, une véritable réussite qui justifie tous les efforts.
Dominoes
En 2018, l’album « Egypt Station » a été salué comme un retour aux sources. Parmi les seize titres, « Dominoes » se distingue par sa mélodie accrocheuse et son style vintage. McCartney y joue de tous les instruments : guitares acoustique et électrique, basse, clavecin et batterie.
Le morceau intègre même des boucles sonores de guitare inversées, rappelant les expérimentations des Beatles sur « I’m Only Sleeping ». Les paroles évoquent l’effet papillon et la finalité des choses, McCartney concluant avec une certaine sérénité que la vie continue malgré tout. Pour l’artiste, c’est une chanson sur le fait que, même si les choses semblent parfois aller mal, tout finit par s’arranger.
