Le monde du cinéma se prépare pour le 79e Festival de Cannes, qui débutera le mardi 12 mai 2026. Dans un contexte mondial complexe et malgré l’absence remarquée des grands studios hollywoodiens, la Croisette s’apprête à redevenir le centre de la cinéphilie mondiale pour une nouvelle édition riche en découvertes.
Le jury, placé sous la direction du réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, aura la lourde tâche de désigner le successeur de Jafar Panahi, lauréat de la Palme d’or 2025 pour son film Simple accident. Pour cette édition, 22 longs-métrages ont été sélectionnés parmi plus de 2 500 candidatures provenant de 141 pays différents.
Une compétition internationale prestigieuse
La sélection officielle de cette année mêle grands maîtres du septième art et nouveaux talents. Voici les œuvres majeures qui concourent pour la récompense suprême :
- Autofiction de Pedro Almodóvar : Le cinéaste espagnol explore les tourments de la création et les risques de l’autofiction dans ce septième passage en compétition.
- Histoires Parallèles d’Asghar Farhadi : Tourné avec un casting français prestigieux incluant Vincent Cassel, Isabelle Huppert et Pierre Niney, le film suit des destins croisés.
- La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet : Un drame porté par Léa Drucker dans le rôle d’une chirurgienne dont le quotidien bascule.
- La Bola Negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi : Une fresque espagnole sur trois époques avec Glenn Close et Penélope Cruz.
- Coward de Lukas Dhont : Une immersion dans la Première Guerre mondiale avec une esthétique inspirée des premières photographies couleur.
- Soudain de Ryusuke Hamaguchi : Le réalisateur japonais filme Virginie Efira en France dans une histoire d’amitié inattendue entre une directrice de maison de retraite et une metteuse en scène.
- L’Inconnue d’Arthur Harari : Une adaptation de bande dessinée avec Léa Seydoux et Niels Schneider sur une métamorphose mystérieuse.
- Garance de Jeanne Herry : Adèle Exarchopoulos y incarne une jeune actrice dont l’existence oscille entre fête et autodestruction.
- Sheep in the Box de Hirokazu Kore-eda : Une réflexion sur le deuil à travers l’arrivée d’un robot humanoïde dans une famille japonaise.
- Hope de Na Hong-jin : Un film de genre mystérieux avec Michael Fassbender et Alicia Vikander situé dans une ville portuaire.
- Moulin de Laszlo Nemes : Un biopic consacré au résistant Jean Moulin, interprété par Gilles Lellouche.
- The Man I Love d’Ira Sachs : Rami Malek incarne un metteur en scène new-yorkais confronté au sida à la fin des années 1980.
- Paper Tiger de James Gray : Un polar de dernière minute réunissant Adam Driver et Scarlett Johansson.
Des récits engagés et des visions d’exil
Le festival met également en lumière des œuvres aux thématiques fortes, allant de l’histoire politique aux drames intimes. Emmanuel Marre explore les rouages du régime de Vichy dans Notre salut, tandis que Pawel Pawlikowski filme en noir et blanc le retour de l’écrivain Thomas Mann en Allemagne dans Fatherland.
Le cinéma d’exil est représenté par Andreï Zviaguintsev avec Minotaure, traitant de l’impact de la guerre sur la bourgeoisie russe, et par Valeska Grisebach avec L’Aventure rêvée, situé aux frontières de l’Europe. Enfin, des cinéastes comme Cristian Mungiu, Rodrigo Sorogoyen et Marie Kreutzer complètent cette sélection avec des récits explorant les conflits familiaux et les zones d’ombre de l’âme humaine.
