Bluey détrône Stranger Things et devient la série la plus streamée de 2025

par Olivier
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Bluey détrône Stranger Things et devient la série la plus streamée de 2025
Divertissement

Quelle série a dominé le paysage audiovisuel en 2025 ? La réponse vient de tomber grâce au classement annuel de Nielsen, qui comptabilise les minutes de visionnage en streaming aux États-Unis. Contre toute attente, le grand vainqueur n’est ni une épopée de science-fiction ni un drame médical, mais une production d’animation mettant en scène une petite chienne bleue.

Si Stranger Things et ses monstres occupent une place de choix sur le podium, c’est bien Bluey qui rafle la mise. Avec ses formats courts et percutants, le programme a su captiver un public large, dépassant les frontières du simple divertissement jeunesse pour s’imposer comme un phénomène culturel mondial.

Un triomphe chiffré devant les géants du streaming

Les chiffres donnent le vertige. Avec un total de 154 mini-épisodes d’environ sept minutes, Bluey a cumulé plus de 45,2 milliards de minutes visionnées en 2025. Cette performance permet à la série australienne de devancer des poids lourds de l’industrie comme Grey’s Anatomy, qui affiche 40,9 milliards de minutes, et Stranger Things avec ses 40 milliards.

Disponible en France sur Disney+ et sur la plateforme Okoo de France Télévisions, le dessin animé doit ce succès colossal à une recette unique qui mélange accessibilité et profondeur, séduisant autant les tout-petits que leurs parents.

Une réflexion fine sur la vie de famille

Derrière ce succès se trouve Joe Brumm. Ancien animateur ayant fait ses armes sur des productions britanniques comme Peppa Pig, il envisageait initialement de créer une série pour adultes à son retour en Australie. C’est finalement sa propre expérience de la paternité qui a redirigé son projet vers une fiction centrée sur l’enfance et le jeu.

La force de Bluey réside dans son réalisme bienveillant. Les scénarios s’inspirent directement du vécu familial : le montage laborieux d’un meuble en kit pendant que les enfants jouent avec les cartons, ou encore la fatigue des lendemains de fête face à l’énergie inépuisable des plus jeunes. L’écriture ciselée par Ludo Studio transforme ces banalités du quotidien en aventures universelles.

Des personnages miroirs de notre humanité

L’histoire suit la famille Bouvier, des chiens anthropomorphes vivant à Brisbane. Au cœur du récit, on trouve Bluey, six ans, et sa petite sœur Bingo, quatre ans. Leurs parents, Bandit et Chilli, incarnent des figures parentales modernes et nuancées. Le père brille par son humour et son inventivité, tandis que la mère apporte une présence pragmatique et rassurante.

Autour d’eux gravite une galerie de personnages secondaires savoureux, rappelant la richesse d’univers comme celui des Simpsons. De l’institutrice bienveillante à la grand-mère qui s’adapte tant bien que mal aux nouvelles méthodes éducatives, chaque protagoniste, bien que canin, reflète une humanité touchante et imparfaite.

Une école de l’intelligence émotionnelle

Au-delà du divertissement, la série agit comme un vecteur d’apprentissage émotionnel. Chaque épisode aborde des thématiques essentielles telles que la jalousie, la peur de l’échec ou la gestion de la déception. Salué par de nombreux spécialistes de l’enfance, le programme valide toutes les émotions et apprend aux jeunes spectateurs à les traverser sans jugement.

L’épisode intitulé « La course des bébés » est souvent cité en exemple pour sa délicatesse. Il traite de la comparaison entre les enfants et de la pression que s’imposent les parents concernant le développement de leur progéniture, rappelant avec justesse que chacun évolue à son propre rythme.

Un humour à double lecture

L’atout maître de Bluey reste sa capacité à faire rire toutes les générations simultanément. Si les enfants sont conquis par les jeux et le comique de situation, les adultes savourent les clins d’œil sur la charge mentale, les injonctions contradictoires de l’éducation moderne ou la fatigue chronique.

Cet humour, jamais cynique mais empreint d’autodérision, crée un espace de visionnage commun rare. En préférant la tendresse à la moquerie, la série s’est hissée au rang de chef-d’œuvre de l’animation, méritant amplement sa couronne de programme le plus streamé de l’année.

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