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La 79e édition du Festival de Cannes se poursuit sur la Croisette, marquant son sixième jour de compétition par un mélange intense de mémoire historique, de grand spectacle et d’engagement politique. Entre le récit des derniers jours de Jean Moulin et l’incursion du cinéma coréen dans le genre du film de monstres, la sélection officielle continue de captiver les festivaliers.
Le sacrifice de Jean Moulin par Laszlo Nemes
Le réalisateur hongrois Laszlo Nemes a présenté Moulin, une œuvre poignante retraçant les heures sombres de l’Occupation. Porté par Gilles Lellouche dans le rôle du chef de la Résistance, le film se concentre sur l’année 1943, lorsque Jean Moulin tente d’unifier les factions rebelles à Lyon avant son arrestation par la Gestapo. Le cinéaste a souhaité explorer la solitude des figures humanistes face à la barbarie, représentée par le face-à-face avec Klaus Barbie, incarné par Lars Eidinger.
Pour Nemes, ce projet est une manière de rappeler le prix de la liberté, une valeur qu’il juge parfois oubliée en Occident. Le long-métrage souligne l’héroïsme de Moulin qui, malgré les supplices, n’a jamais cédé face à ses tortionnaires pour protéger ses réseaux.
La Corée du Sud à l’assaut du box-office
Alors que les grandes productions hollywoodiennes se font plus rares cette année, la Corée du Sud a pris le relais avec Hope. Ce blockbuster réalisé par Na Hong-jin mêle habilement le film de monstres et un humour décalé. La présence au casting du couple Alicia Vikander et Michael Fassbender a particulièrement animé la Croisette lors du photo-call, bien que les deux acteurs soient méconnaissables dans le film sous leurs maquillages respectifs.
Soutien au cinéaste Jafar Panahi
L’actualité internationale s’est également invitée au festival avec les nouvelles inquiétantes en provenance d’Iran. Le réalisateur dissident Jafar Panahi, qui avait remporté la Palme d’or en 2025 pour Un simple accident, doit faire face à une nouvelle audience devant un tribunal révolutionnaire à Téhéran. Accusé d’activités de propagande contre l’État, son cas rappelle les défis constants auxquels sont confrontés les artistes dans certains contextes politiques.
Rossy de Palma et sa complicité avec Almodóvar
En marge de la compétition, l’actrice Rossy de Palma a célébré quarante ans de collaboration avec Pedro Almodóvar lors de la présentation du film Autofiction. La muse du cinéaste espagnol a partagé des anecdotes sur leur lien unique et sur la manière dont Almodóvar a révolutionné le septième art. Ce témoignage passionné souligne l’impact durable du réalisateur sur la société et le cinéma contemporain.
