Kanye West : des excuses publiques liées à sa santé mentale

par Olivier
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Kanye West : des excuses publiques liées à sa santé mentale
Divertissement

Kanye West a récemment marqué les esprits en achetant une page entière de publicité dans le prestigieux Wall Street Journal. Cette démarche visait à publier une lettre d’excuses officielle concernant ses déclarations antisémites et racistes passées. Cette initiative intervient à quelques jours seulement de la sortie de son nouvel album, intitulé Bully, disponible depuis ce vendredi 30 janvier. De nombreux observateurs y ont vu une stratégie de communication bien rodée, une accusation que le rappeur de 48 ans rejette catégoriquement.

Une popularité intacte selon l’artiste

Pour se défendre de toute manœuvre marketing, Kanye West s’appuie sur ses statistiques de streaming. Lors d’un entretien accordé à Vanity Fair, il a souligné sa position dominante sur le marché musical. Il affirme avoir figuré dans le top 10 des artistes les plus écoutés aux États-Unis sur Spotify tout au long de l’année 2025, une tendance qui se serait maintenue jusqu’à ces derniers jours.

L’artiste a également rappelé le succès persistant de son album de 2007, Graduation, qui s’est imposé comme l’album hip-hop le plus streamé de l’année précédente. Par ces chiffres, il entend démontrer que l’attente autour de son nouvel opus est déjà immense et qu’il n’a nul besoin de simuler un mea culpa pour attirer l’attention du public.

Des remords attribués à la santé mentale

Kanye West insiste sur la sincérité de sa démarche, affirmant que cette lettre n’a pas vocation à relancer sa carrière, mais à soulager sa conscience. Il décrit des sentiments de remords pesant lourdement sur son esprit et son cœur. Dans sa missive intitulée « À ceux que j’ai blessés », il tente d’expliquer l’origine de ses comportements erratiques et de ses propos haineux.

Le rappeur attribue ses dérapages à une combinaison de facteurs médicaux : une lésion cérébrale qui n’aurait jamais été diagnostiquée suite à son célèbre accident de voiture en 2002, ainsi qu’un trouble bipolaire de type 1. Il exprime ses profonds regrets et se dit mortifié par ses actions commises sous l’emprise de cet état, tout en réaffirmant son affection pour le peuple juif et en niant être nazi ou antisémite.

Si ces explications ne suffiront probablement pas à effacer la gravité des propos tenus, elles ont pour effet de relancer le débat sur la santé mentale. La bipolarité est une maladie complexe ; en France, on estime qu’elle touche entre 1 et 2 % de la population, soit potentiellement plus d’un million et demi de personnes, un chiffre que les experts considèrent souvent comme sous-évalué.

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