La vérité cachée sur Poppy, la pop star aux multiples facettes

par Zoé
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La vérité cachée sur Poppy, la pop star aux multiples facettes
France, USA

Divertissement

Poppy

Poursuivant l’exploration de ce dossier, il est essentiel d’aborder Poppy comme un phénomène artistique qui divise autant qu’il fascine. L’art étant subjectif, une part importante du public voit en cette blonde énigmatique — auteure de vidéos YouTube à la fois silencieusement inquiétantes et d’une musique volontairement menaçante — l’artiste du moment.

Depuis la création de sa chaîne, Poppy s’est imposée par des vidéos de performance où son personnage, à la fois étrange et contrôlé, évoque parfois l’univers onirique et troublant d’un cinéma proche de David Lynch. Sa démarche oscille entre performance, satire et mystère, et son parcours musical refuse de se laisser enfermer dans un seul genre.

Plusieurs éléments contribuent à ce mélange singulier et à l’attrait de Poppy :

  • Des vidéos de performance au ton décalé, jouant sur l’inconfort et l’ambiguïté.
  • Un univers visuel et narratif soigneusement construit autour d’un personnage aux contours flous.
  • Une production musicale éclectique qui traverse et brouille les frontières stylistiques.
  • Une imprévisibilité cultivée, qui alimente la curiosité et l’engagement de ses fans.

Alors que sa notoriété grandit, il devient difficile de prédire où et comment Poppy réapparaîtra, avec qui elle collaborera, et quelle forme prendra sa prochaine expérimentation. Qui est-elle vraiment ? Comment a-t-elle conçu ce personnage si singulier, et quel objectif poursuit-elle avec cette stratégie d’étrangeté ?

La section suivante examine ces questions de plus près, en retraçant les origines de son personnage et les choix artistiques qui ont façonné son parcours.

Les débuts de Poppy

Debby Ryan et Poppy

En poursuivant le fil de son parcours, on découvre que Poppy n’est pas qu’un simple personnage : derrière la figure énigmatique se cache Moriah Pereira. Son personnage YouTube, à la fois proche d’une intelligence artificielle et d’une créature d’un autre monde, a contribué à une image très contrôlée et secrète de sa vie privée.

Son enfance à Nashville fut marquée par la solitude et la difficulté. Victime d’intimidation — notamment pour être « maigre et réservée » — elle a fini par être instruite à la maison. Passer de longues heures seule, souvent en compagnie uniquement de son ordinateur, a posé des éléments déterminants qui nourriront plus tard l’iconographie et le ton du personnage Poppy.

  • Vraie identité : Moriah Pereira, à l’origine du personnage Poppy.
  • Enfance difficile : isolement, harcèlement et scolarisation à domicile.
  • Premiers pas industriels : contrat avec un grand label, puis installation à Los Angeles sans en avertir son entourage.
  • Rencontre décisive : collaboration avec l’artiste Titanic Sinclair, qui donnera une forte impulsion à sa présence sur YouTube malgré les réticences de son label.

Après ces expériences initiales — un contrat décevant et un déplacement discret vers Los Angeles — la rencontre avec Titanic Sinclair permit à Moriah de façonner plus librement son univers artistique. Ces choix des premiers jours expliquent en grande partie la tension entre image fabriquée et authenticité qui caractérise encore aujourd’hui Poppy.

Elle est un phénomène YouTube

Poppy

YouTube

Poursuivant son univers singulier, Poppy doit une grande partie de son attrait à un personnage conceptuel très marqué. Elle s’est décrite elle‑même comme « un extraterrestre, un objet, un ordinateur, votre animal de compagnie », des mots volontairement troublants qui participent à son mystère. Cette construction identitaire confère à ses vidéos une atmosphère à la fois étrange et fascinante.

  • Des courts métrages au ton pastel où il ne se passe apparemment pas grand‑chose.
  • Des scènes où elle se tient près d’une plante ou d’un mannequin, ou où elle mange silencieusement de la barbe à papa.
  • Des vidéos répétitives — par exemple, elle peut répéter « I’m Poppy » pendant plusieurs minutes — ou des déclarations destinées à dissiper les rumeurs, comme qu’elle ne fait pas partie d’une secte.

Il y a pourtant quelque chose d’hypnotique dans le tempo et l’esthétique de ces vidéos : regarder l’une d’elles conduit facilement à enchaîner avec la suivante. Le ton feutré et la cadence ont d’ailleurs souvent été rapprochés des vidéos ASMR, appréciées pour leur effet apaisant chez certains spectateurs. Par ailleurs, la touche discrètement menaçante et dérangeante de ses productions alimente la fascination et, parfois, les théories du complot.

Cette combinaison d’étrangeté, de minimalisme et de maîtrise du personnage a largement contribué à installer Poppy comme une figure incontournable du paysage culturel en ligne.

Poppy a une religion

Poppy

Pour prolonger l’exploration de son univers artistique, Poppy a franchi une étape inattendue : la création — ou du moins l’adoption — d’une forme organisée d’adoration. De nombreux artistes pop sont acclimatés au rôle de figures quasi sacrées auprès de leurs fans ; Poppy a poussé ce concept plus loin en se retrouvant au centre d’un mouvement spirituel informel.

Ce mouvement, surnommé « Poppyism », a pris forme en grande partie grâce à un fan qui a assemblé les éléments fondateurs. Son « livre sacré » est en réalité un document Google intitulé The Gospel of Poppy, et la chanteuse a elle-même publié un ouvrage sous le même nom.

Plusieurs éléments ont contribué à l’esthétique de « chef de culte » autour de Poppy :

  • la diffusion du document baptisé The Gospel of Poppy comme texte central ;
  • une mise en scène scénique où les équipes de concerts jouaient parfois des rôles rappelant des adeptes en transe ;
  • et la distribution de cartes lors de certains événements invitant les spectateurs à « réserver leur place dans l’Église de Poppy ».

Il reste flou dans quelle mesure Poppy approuvait ou orchestrait personnellement ces manifestations. Des articles de presse, comme celui de Business Insider, ont documenté la genèse du phénomène, tandis que d’autres observateurs ont relevé l’aspect performatif de la mise en scène.

Finalement, loin de bâtir une véritable méga‑église, l’expérience a pris une tournure plus conceptuelle : le site « culte » poppy.church a été fermé, le message publié expliquant que l’ensemble avait servi d’« expérimentation narrative et de plateforme pour les fans ». Cette stratégie illustre la façon dont Poppy brouille volontairement les frontières entre art, idolâtrie et storytelling.

Elle fait l’objet de théories du complot extravagantes

Poppy

En poursuivant son univers singulier, Poppy a rapidement suscité des réactions ambivalentes : si certaines de ses vidéos ne cherchent pas la provocation brute, des éléments légèrement inquiétants se glissent fréquemment dans son œuvre.

Sur Internet, ces indices ont alimenté des hypothèses farfelues. Parmi les plus répandues figurent :

  • l’idée qu’elle serait un robot ou une créature non entièrement humaine ;
  • la thèse selon laquelle elle serait manipulée comme une marionnette par une cabale secrète (les « Illuminati ») ;
  • les rumeurs la présentant comme un sujet involontaire d’expériences ou de programmes controversés.

Poppy elle‑même n’a pas toujours désamorcé ces spéculations : elle a parfois intégré des symboles associés aux Illuminati dans ses clips et commercialisé un T‑shirt au message explicite, « I am not in a cult led by Poppy », qui a renforcé l’aura mystérieuse autour de son personnage.

Lors d’un concert, elle a même rappelé l’affaire de Jonestown en distribuant des gobelets de Kool‑Aid et en précisant avec noirceur qu’elle ne se tenait pas garante d’éventuels décès. Ces gestes nourrissent le doute : sont‑ils de simples effets de mise en scène ou jouent‑ils un rôle plus profond dans le projet artistique de Poppy ?

Quoi qu’il en soit, ces images et provocations participent pleinement au mythe entourant Poppy, oscillant entre performance conceptuelle et terrain fertile pour l’imaginaire collectif.

Poppy, la musicienne

Poppy

Pour comprendre l’ampleur de son parcours artistique, il faut considérer Poppy non seulement comme une créatrice de contenu provocante, mais aussi comme une artiste musicale à part entière. Sa première sortie notable fut un EP en 2016 intitulé Bubblebath, publié sous son nom de scène ThatPoppy. Dès cette époque, son travail montrait déjà une volonté d’expérimenter entre image et son.

Progressivement, Poppy a renforcé la porosité entre son personnage visuel — à la fois mignon et volontairement mécanique — et sa musique. Cette orientation a abouti à des albums résolument singuliers, souvent décrits comme une forme de « robo‑pop » aux airs sucrés :

  • Poppy.computer (2017) — une pop légère et synthétique, façonnée autour d’un univers numérique.
  • Am I A Girl? (2018) — une exploration plus riche des contrastes entre douceur mélodique et textures électroniques.

En regardant en arrière, on peut aussi voir pourquoi ces disques n’ont pas toujours permis à Poppy d’atteindre tout leur potentiel. Une part de la responsabilité tient à des contrats discographiques problématiques, et l’autre à sa propre hésitation à suivre son intuition par crainte de rompre une cohérence stylistique voulue.

Plus récemment, Poppy affirme travailler davantage à l’impulsion, ce qui se traduit par une musique plus audacieuse et plus lourde. L’album de 2020, I Disagree, illustre ce tournant : loin de l’esthétique « bonbon » de ses débuts, il confirme une évolution artistique résolue et cohérente avec ses nouvelles prises de risques.

Poppy et les accusations de plagiat

Mars Argo

YouTube

En avril 2018, la carrière de Poppy a été secouée par une affaire judiciaire très médiatisée. Une autre créatrice YouTube, Mars Argo (Brittany Sheets), a intenté une action en justice contre Poppy et son ancien partenaire créatif, Corey « Titanic Sinclair » Mixter, alléguant que le personnage de Poppy était une reprise trop proche de son propre travail.

Dans sa plainte, Mars Argo a affirmé avoir été la version originale du personnage et a déclaré que Moriah Pereira (Poppy) n’était qu’un « ersatz ». Elle a également demandé une ordonnance de protection contre Mixter, évoquant des faits de violence domestique ainsi qu’un « sévère abus émotionnel et psychologique » pendant leur relation.

Le procès a cité Poppy comme « complice consciente » des agissements reprochés à Mixter, en soulignant des similitudes frappantes entre les deux univers fictifs. La procédure s’est finalement réglée à l’amiable, mais elle a laissé des traces :

  • Date clé : avril 2018.
  • Plaignante : Mars Argo (Brittany Sheets).
  • Allégations : appropriation du concept, abus émotionnel et demande d’une ordonnance de protection.
  • Résultat : règlement conclu, rupture durable entre Poppy et son ancien partenaire.

Poppy a par la suite indiqué que son ancien partenaire avait lui aussi commis des comportements reprochés, semblables à ceux décrits par Mars Argo. Sur le plan créatif, l’affaire a coïncidé avec une évolution notable du personnage de Poppy, qui s’est progressivement éloigné de ses premières influences.

Cette controverse a donc marqué un tournant dans la trajectoire de Poppy, tant sur le plan personnel que sur celui de l’image publique, et elle éclaire les tensions qui peuvent exister entre appropriation artistique, identité créative et responsabilité.

Son implication avec Titanic Sinclair

Titanic Sinclair et Poppy
Tibrina Hobson/Getty Images

La collaboration créative entre Poppy et le producteur Titanic Sinclair a été déterminante pour la construction de son univers artistique. Ils se sont rencontrés lors d’une soirée et, selon Sinclair, cette rencontre fut « comme rencontrer David Bowie » — une coïncidence qui allait façonner la trajectoire de Poppy.

Ensemble, ils ont conçu les célèbres vidéos YouTube de Poppy, peaufinant l’esthétique et le récit au fil du temps, surtout alors qu’elle éprouvait du mécontentement à l’égard de sa maison de disques. L’imagerie et la mise en scène donnaient souvent l’impression d’une artiste vulnérable face à un metteur en scène omnipotent.

  • Rencontre fortuite lors d’une soirée.
  • Création et direction des vidéos emblématiques sur YouTube.
  • Tension croissante liée à la dynamique personnelle et professionnelle.

Si l’image publique présentait une relation inégale, Poppy a toujours soutenu que le partenariat était, à l’origine, équilibré et intentionnel dans sa mise en scène. Toutefois, cette collaboration a pris fin en décembre 2019, au lendemain d’une affaire judiciaire impliquant l’ancienne partenaire de Sinclair, Mars Argo.

Sur les réseaux sociaux, Poppy a rompu son personnage pour expliquer la séparation, évoquant la révélation de faits peu reluisants. Elle a décrit plusieurs « schémas manipulateurs » répétés par Sinclair à son égard et à celui d’autres personnes proches, et a accusé celui-ci d’avoir cherché à attirer l’attention par des moyens discutables, y compris une tentative de suicide après avoir contacté certains fans.

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez a des pensées suicidaires, appelez la National Suicide Prevention Lifeline au 1-800-273-TALK (8255).

Cette rupture a constitué un tournant dans la carrière et l’image publique de Poppy, influençant la manière dont son travail et son récit personnel ont été perçus par le public et les médias.

Poppy et la WWE

Poppy

Poursuivant un parcours artistique imprévisible, Poppy a surpris en s’immisçant dans l’univers du catch professionnel. Sa présence dans cet univers a déconcerté aussi bien les fans que les observateurs, tant l’image d’une artiste éthérée semble à l’opposé de l’arène. Pourtant, elle a collaboré avec la WWE et est apparue régulièrement au sein de la marque NXT.

Plutôt que d’affronter des adversaires sur le ring, Poppy y a apporté sa musique : plusieurs de ses morceaux aux sonorités plus dures ont servi de thèmes lors d’événements NXT et pour la promotion de la lutteuse Io Shirai. Ces apparitions ont rapproché son univers musical du spectacle sportif, offrant un pont inattendu entre pop expérimentale et divertissement de masse. Le contraste entre sa persona et le monde du catch a renforcé l’impact de ces interventions.

  • Performances musicales live intégrées aux shows de catch.
  • Choix de morceaux plus rudes et percutants, éloignés de son registre pop initial.
  • Esthétique scénique volontairement dérangeante, accentuant l’aspect théâtral du divertissement.

Ses prestations ne minimisent en rien son étrangeté ; au contraire, elles l’amplifient. Une performance de novembre 2019 a été décrite comme extrême par plusieurs observateurs, tant pour l’intensité musicale que pour la mise en scène. On y voit notamment un groupe d’accompagnement vêtu de tenues PVC moulantes, de masques de poupée et de perruques blond platine, évoquant les coiffures qu’elle a portées par le passé.

Ces incursions dans le monde du catch illustrent la façon dont Poppy brouille les frontières entre musique, performance artistique et culture populaire. Chaque apparition devient ainsi un spectacle à la fois déroutant et mémorable, renforçant son statut d’artiste imprévisible.

Son affrontement avec Grimes

Grimes

Frazer Harrison/Getty Images

Dans la trajectoire publique de Poppy, un épisode en 2018 avec la musicienne canadienne Grimes a pris une place notable. Selon Spin, leur collaboration sur le titre « Play Destroy » n’a pas scellé une amitié, mais a plutôt alimenté des tensions entre les deux artistes.

Lors d’une interview accordée à Billboard, Poppy a lancé les premières accusations publiques en affirmant que Grimes aurait entravé la sortie du morceau après de nombreux efforts pour le publier. Elle a déclaré s’être sentie « intimidée jusqu’à la soumission » par Grimes et son entourage, ajoutant qu’elle avait vu des auteurs-compositeurs être poussés à signer des accords de confidentialité et à ne pas revendiquer le crédit de certaines chansons.

  • 2018 : collaboration sur « Play Destroy ».
  • Accusations publiques de Poppy concernant l’attitude de Grimes envers des collaborateurs.

La riposte de Grimes ne s’est pas fait attendre : sur Instagram, elle a accusé Poppy de l’avoir entraînée « dans une situation dégoûtante » et de la punir pour ne pas vouloir en faire partie. Grimes a affirmé qu’elle ne souhaitait plus travailler avec Poppy et a reproché à cette dernière d’avoir quand même diffusé la chanson, lui conseillant ensuite de « laisser tomber ».

Le différend semble toutefois retomber par la suite. Dans une interview de novembre 2019 pour NME, alors que l’intervieweur relevait que le premier single de Grimes après l’altercation, « We Appreciate Power », adoptait le point de vue d’une intelligence artificielle et pouvait rappeler l’esthétique de Poppy, cette dernière a évité de relancer la polémique en la qualifiant de « quelque chose d’un peu déjà mort ».

Les romans graphiques de Poppy

Poppy

Poursuivant son univers protéiforme, Poppy a étendu sa créativité au monde de la bande dessinée, mêlant esthétique pop, symbolisme biblique et narration décalée. Après la parution en 2017 de son ouvrage The Gospel of Poppy, elle s’est plongée sans détour dans la création de romans graphiques qui revisitent son mythe personnel.

Parmi ses publications marquantes :

  • The Gospel of Poppy (2017) — texte introductif à son univers fictionnel et artistique.
  • Genesis I (2019) — une version romancée et illustrée de son histoire d’origine, qui a rencontré un succès notable auprès des lecteurs et critiques.

Fidèle à son goût pour les métaphores religieuses et les récits d’origine, Poppy a annoncé une nouvelle incursion plus sombre dans cet univers graphique pour juillet 2020 : Damnation: Poppy’s Inferno.

Ce titre promet de la montrer littéralement en train de traverser l’Enfer, confrontée à des personnages malveillants cherchant à la contrôler et à la transformer selon leurs desseins. Ces thèmes de manipulation et de perte d’identité résonnent avec les événements publics autour de la fin de certaines collaborations créatives dans sa carrière.

En filigrane, la démarche de Poppy dans la bande dessinée éclaire sa pratique artistique : elle utilise le médium pour étendre son personnage, explorer des récits d’origine et interroger la notion de contrôle, tout en offrant aux lecteurs un mélange de musique, d’image et de fiction graphique.

Virage metal

Poppy

YouTube

En poursuivant son parcours artistique, Poppy est passée d’une image de YouTubeuse étrange et de pop star excentrique à une esthétique beaucoup plus sombre. Après ses deux premiers albums, elle a amorcé un virage radical : ses séances photo prirent des tonalités fetish et son univers visuel se fit plus austère vers la fin de 2019.

Sur le plan musical, le changement fut tout aussi marqué :

  • Des chansons nettement plus lourdes, où le poids des guitares gagne en importance.
  • Des « murs de guitares » amplifiés, qui confèrent une densité inédite à ses compositions.
  • Un succès notable : son album I Disagree a d’ailleurs débuté au 5e rang du classement hard rock de Billboard.

Selon Poppy, cette évolution s’est imposée de manière assez organique. Lors de l’écriture de Am I Girl?, elle écoutait déjà des sons plus lourds et ressentait un décalage entre ses goûts personnels et les mélodies plus sucrées qu’elle produisait en studio. Pour elle, évoluer en tant qu’artiste est un droit ; elle compare même sa métamorphose à la façon dont David Bowie s’est détaché de son personnage Ziggy Stardust.

Ce tournant vers le metal illustre la volonté d’une artiste de refuser l’enfermement stylistique et d’explorer sans concession d’autres territoires sonores.

Poppy s’élève vers le succès

Poppy

Regarder sur YouTube

Après des débuts très pop, Poppy opère en 2020 un virage radical avec l’album I Disagree, qui la rapproche soudainement du métal. Un tel changement de ton aurait pu nuire à certains artistes, mais ici il marque un véritable essor.

Les retombées furent immédiates, tant sur le plan des classements que sur celui des critiques :

  • Entrée à la 2e place du classement des artistes émergents (Billboard)
  • Placement à la 5e position du classement hard rock
  • Présence dans le top 15 des albums rock

Les critiques professionnelles ont largement salué cet album, comme en témoignent les évaluations positives recensées par plusieurs sites spécialisés. Cet audacieux mélange de pop, d’indus et de métal a d’ailleurs suscité des comparaisons inattendues, allant de groupes lourds comme Slipknot et Rammstein à des références plus classiques du rock.

Ce tournant a transformé l’image publique de Poppy : passée d’une créatrice de vidéos énigmatiques sur YouTube à l’une des figures les plus intrigantes et innovantes de la scène metal contemporaine. Et, pour le dire avec un clin d’œil, peut‑être que nous vivons tous finalement dans une simulation — ou du moins dans un univers musical en constante réinvention.

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