L’Histoire Agitée de Mick Jagger : Rock et Controverses

par Olivier
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L'Histoire Agitée de Mick Jagger : Rock et Controverses
Royaume-Uni, France

Dans l’univers du divertissement et de la culture rock, peu de noms résonnent avec autant de force que celui de Mick Jagger. Depuis 1962, la figure emblématique des Rolling Stones mène l’un des groupes les plus influents de l’histoire de la musique, avec une longévité qui force l’admiration. Pourtant, derrière le mythe du frontman infatigable se cache aussi une trajectoire marquée par des drames, des excès et des controverses qui ont souvent accompagné sa légende.

À travers son parcours, Mick Jagger a incarné cette tension permanente entre le charisme de la scène et les zones d’ombre de la vie privée. Ses paroles provocantes, son image rebelle et son goût pour les prises de position tranchées ont façonné une réputation aussi fascinante que mouvementée. Voici un retour sur plusieurs épisodes marquants de cette histoire agitée, au croisement de la musique, du scandale et de la célébrité mondiale.

La mort de L’Wren Scott

Imaginez une femme brillante, talentueuse et riche de réussites personnelles, mais dont le nom reste trop souvent éclipsé par celui d’un compagnon mondialement célèbre. C’est ce qui s’est produit pour L’Wren Scott, styliste et créatrice de mode reconnue à Hollywood. Selon The Guardian, elle menait une carrière florissante et une vie d’apparat, tout en partageant la vie de Mick Jagger.

Derrière cette façade luxueuse, toutefois, se cachait un profond mal-être. En 2014, L’Wren Scott s’est donné la mort dans son appartement. Au moment du drame, Mick Jagger était en tournée avec les Stones et a déclaré qu’il avait du mal à comprendre comment sa compagne et meilleure amie avait pu mettre fin à ses jours de façon si tragique. Dans l’espace public, cette disparition a largement occulté les réalisations propres de la créatrice, réduite bien trop souvent à son lien avec le chanteur des Rolling Stones.

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Une interview devenue célèbre pour de mauvaises raisons

À l’époque où les Rolling Stones étaient considérés comme l’un des groupes les plus dangereux du rock, une simple interview de Mick Jagger pouvait déjà provoquer la polémique. En 1978, alors qu’il évoquait les sous-entendus sexistes de l’album Some Girls, le chanteur a prononcé des propos qui ont durablement marqué les esprits.

Keith Richards avait déjà attisé la controverse en expliquant que le titre venait du fait que le groupe avait « oublié tous leurs noms ». Jagger, lui, a renchéri dans une interview citée par Today, affirmant avec provocation que le prochain album des Stones serait encore « plus raciste et sexiste ». Des décennies plus tard, ces déclarations apparaissent difficilement défendables, et Mick Jagger a depuis nettement adouci le ton de ses interventions publiques.

La reine et le refus du titre

On oublie parfois que, comme d’autres vieilles légendes du rock britannique, Mick Jagger a reçu un titre de chevalier. Cependant, le chemin vers cette distinction n’a pas été simple. D’après The Telegraph, l’honneur lui a été attribué en 2003, mais la reine Élisabeth II n’aurait pas souhaité être celle qui le lui remettrait en personne.

Il est même rapporté qu’elle avait déjà rejeté plusieurs tentatives de Tony Blair pour inscrire Mick Jagger sur la liste des honneurs. Sa proximité avec la princesse Margaret n’a peut-être pas arrangé les choses, pas plus que ses déclarations anti-establishment, lui qui a un jour affirmé que « l’anarchie est la seule faible lueur d’espoir » et qualifié la reine de « Chief Witch ». Finalement, il a bien reçu son titre, mais des mains du prince de Galles, le jour même où Élisabeth II devait subir une opération du genou.

Un mariage brisé par l’infidélité

La réputation de séducteur de Mick Jagger n’est un secret pour personne, mais son histoire avec Jerry Hall illustre à quel point cette image a pesé sur sa vie personnelle. Comme le rappelle The Irish Independent, ses aventures amoureuses ont longtemps nourri sa légende, au point qu’on lui attribue une vie sentimentale particulièrement tumultueuse.

Après de longues années de relation avec Jerry Hall, leur histoire s’est effondrée lorsque celle-ci a découvert que Mick Jagger avait eu un enfant avec un mannequin brésilien en 1999. Selon The Journal, le chanteur a alors soutenu que leur union n’avait jamais été légalement valide, malgré la cérémonie somptueuse organisée à Bali en 1990. Le tribunal a finalement annulé le mariage, scellant la fin d’un couple emblématique du monde du spectacle.

Des ennuis de santé récents

Actif depuis les années 1960, Mick Jagger a traversé les décennies sans jamais vraiment quitter le devant de la scène. Né en 1943, il continue encore à tourner, ce qui rend d’autant plus visible la marque du temps sur son corps. En 2019, lorsque le groupe a dû reporter certaines dates de tournée en raison d’une maladie du chanteur, l’annonce a surpris le monde de la musique.

La pause s’est révélée temporaire. Âgé de 75 ans à l’époque, Mick Jagger s’est montré très affecté d’avoir dû freiner le rythme, promettant un retour rapide sur scène. Peu après, il a révélé que son état de santé concernait en réalité une opération de remplacement de la valve cardiaque. Il s’en est remis rapidement, reprenant pied en moins de deux semaines.

Le drame d’Altamont

Peu d’événements ont projeté une ombre aussi lourde sur l’histoire de la musique populaire que le désastreux concert gratuit des Rolling Stones à Altamont. D’après The Telegraph, le lieu était loin de l’ambiance Woodstock attendue, et l’atmosphère parmi le public était agressive. Dès l’atterrissage des hélicoptères du groupe, Mick Jagger a été frappé au visage.

Les Hells Angels, chargés de la sécurité, ont imposé une présence inquiétante tout au long de l’événement. Au moment où les Rolling Stones montent sur scène, la foule est déjà agitée et les violences se multiplient. Bill Wyman a raconté que Jagger paraissait « timide » face à l’escalade, alors que les coups s’enchaînaient autour de lui. Le drame a atteint son point culminant lorsqu’un spectateur a sorti une arme, avant d’être tué par un coup de couteau sous les yeux horrifiés du groupe. Selon Rolling Stone, quatre personnes sont mortes ce jour-là, dans ce qui est souvent considéré comme la fin symbolique des années 1960.

Un projet d’assassinat contre Mick Jagger

Chaque grande célébrité a ses ennemis, mais les adversaires de Mick Jagger ont parfois été bien plus menaçants que de simples détracteurs. Toujours selon The Telegraph, le drame d’Altamont a conduit le chanteur à se détourner des Hells Angels, ce qui a poussé certains d’entre eux à vouloir se venger.

Leur plan consistait à attaquer sa résidence de vacances sur Long Island, par la mer, afin d’éviter la sécurité à l’entrée et de pénétrer par le jardin situé côté plage. Mais une tempête imprévue a fait échouer l’opération, précipitant les agresseurs à l’eau. Tous ont survécu, et cela semble avoir mis fin à leurs intentions meurtrières. Ce n’est qu’en 2008, quand un agent du FBI a révélé l’affaire pour une émission de télévision britannique, que Mick Jagger a appris l’existence de ce complot.

La relation mouvementée avec Keith Richards

Mick Jagger et Keith Richards forment l’un des tandems les plus célèbres de l’histoire du rock, mais leur relation personnelle a souvent ressemblé à une guerre d’ego. Comme l’écrit Barry Egan dans The Irish Independent, leur histoire peut être décrite comme une sorte de guerre civile entre deux des plus grands égocentriques du métier.

Les tensions sont devenues particulièrement visibles vers 1983, pendant l’enregistrement de l’album Undercover, lorsqu’ils refusaient même de se retrouver ensemble en studio. Richards aurait également été irrité par l’indifférence supposée de Jagger envers le groupe et par ses albums solo jugés peu convaincants. Plus tard, il a reconnu que leurs problèmes venaient en partie d’une relation ambiguë, jamais vraiment stabilisée.

Selon Ultimate Classic Rock, le cœur du conflit réside aussi dans les tendances très directrices de Jagger, toujours soucieux d’être le numéro un. Richards, de son côté, intervient lorsqu’il estime que certaines décisions nuisent aux Rolling Stones, au point d’admettre qu’il lui arrive d’écrire la nuit des phrases destinées à remettre son partenaire à sa place.

Des démêlés répétés avec la justice

La vie de Mick Jagger ne s’est pas seulement écrite sur scène : elle a aussi croisé plusieurs fois le chemin de la police. Comme le rappelle Ultimate Classic Rock, plusieurs membres des Rolling Stones ont été arrêtés au fil des années, et Jagger n’a pas échappé à la règle.

En 1967, lui et Keith Richards ont été arrêtés après une descente de police lors d’une fête liée à la drogue au domicile de Richards. Jagger a d’abord été condamné à trois mois de prison, mais un appel a permis d’annuler la peine. L’année suivante, il a de nouveau été arrêté dans une affaire de stupéfiants, cette fois avec Marianne Faithfull. Puis, en 1972, il a été interpellé à Boston avec Richards après une altercation avec un photographe, avant d’être libéré à temps pour rejoindre un concert prévu.

Dans une interview accordée à The Irish Independent, Mick Jagger a décrit son arrestation de 1967 et son bref séjour en prison comme une période pénible, aggravée par la couverture médiatique féroce qui en a fait un symbole du choc entre le pouvoir établi et la culture jeune des années Swinging Sixties.

Le rapport de Mick Jagger aux drogues

Le lien des Rolling Stones avec la drogue fait partie intégrante de leur légende, même si Keith Richards a souvent monopolisé l’attention sur ce terrain. Mick Jagger, lui aussi, a été arrêté à deux reprises pour possession à la fin des années 1960. Grâce à un appel, il a évité une peine de trois mois de prison.

Mais, selon The Telegraph, Jerry Hall a affirmé que Jagger allait bien au-delà des joints occasionnels. Au début de leur relation, en 1977, il lui aurait confié avoir pris du LSD tous les jours pendant un an et avoir aussi consommé de l’héroïne. Choquée, elle lui aurait imposé un choix clair : devenir sobre ou la perdre. D’après elle, le chanteur a bel et bien abandonné les drogues.

Ce détail prend une autre dimension lorsqu’on sait que Jagger a parfois critiqué en interview l’usage de l’héroïne par Richards. Son propre passé en matière de consommation donne alors à ses prises de position une tonalité pour le moins ambiguë.

La mort du père de Mick Jagger

En 2007, Basil « Joe » Jagger, le père de Mick Jagger, est mort. D’après The Telegraph, le rockeur et son père, spécialiste d’éducation physique à l’esprit rigoureux, avaient bien plus en commun qu’on ne l’imagine souvent. Reuters précise même que Joe Jagger a contribué à populariser le basket-ball en Grande-Bretagne.

Mick Jagger a souvent présenté son père comme une influence majeure. C’est lui qui l’a encouragé à rejoindre une chorale, et qui lui a prêté de l’argent pour financer le matériel de son premier groupe, Little Boy Blue and the Blue Boys. Il est aussi à l’origine de certains traits devenus indissociables de sa scène : ses lèvres épaisses, héritées de sa famille, et son énergie athlétique, façonnée par l’entraînement physique inculqué très tôt. Le père de Jagger l’avait même amené à la télévision dans une émission de la BBC, Seeing Sport, où ils faisaient ensemble des démonstrations d’escalade et de camping.

Le chanteur a appris la mort de son père quelques heures avant un concert des Rolling Stones à Las Vegas. Malgré le choc, il est monté sur scène, expliquant qu’il pensait que son père aurait voulu cela. Fidèle à sa réputation de professionnel impeccable, il s’est montré ce soir-là particulièrement bavard avec le public.

Mick Jagger et Marianne Faithfull

Parmi les histoires d’amour les plus commentées du rock, celle qui unit Mick Jagger et Marianne Faithfull occupe une place à part. Selon The Express, Faithfull a fréquenté non seulement plusieurs membres des Rolling Stones, mais aussi d’autres figures majeures comme David Bowie. Sa relation avec Jagger, étalée sur quatre ans, fut marquée par les excès, la drogue et les scandales.

Elle a pris fin après une fausse couche de l’enfant de Jagger, puis après son départ. Faithfull l’a également trompé avec Keith Richards, ce qui n’a rien apaisé, d’autant que Jagger lui-même avait auparavant eu une liaison avec la compagne de Richards, Anita Pallenberg. Dans ses souvenirs plus récents, Faithfull décrit les années 1960 avec plus de lucidité que de nostalgie, évoquant son malaise face aux hommes et disant avoir eu besoin de drogue et d’alcool pour supporter les rapports intimes.

Dans The Telegraph, elle laisse entendre que sa nuit avec Richards fut mémorable, tout en gardant le silence sur Jagger, ce qui en dit long. Plus tard, en 2011, une polémique relayée par The Independent a encore égratigné l’image du chanteur, lorsque Richards a tenu des propos désobligeants sur sa virilité. Interrogée sur la véracité de ces remarques, Faithfull s’est contentée de répondre : « Pas tout à fait, mais presque. »

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