Le Brigitte Bardot décès a donné lieu à une proposition d’hommage de la part de l’Élysée, que la famille de l’icône du cinéma français a choisi de ne pas accepter. Un proche d’Emmanuel Macron a indiqué qu’un échange avait eu lieu avec les proches et que la proposition d’un hommage n’avait pas reçu de réponse.
Ce proche a rappelé qu’une telle initiative relève d’un « usage républicain » et que les hommages sont « systématiquement décidés d’un commun accord avec les proches du défunt ». Faute d’accord de la famille, il n’y aura donc pas d’hommage national.
La classe politique divisée
La demande d’un hommage national a été réclamée par certains responsables politiques, tandis que d’autres ont souligné que ces hommages sont réservés aux personnes ayant rendu des « services exceptionnels à la Nation ». Le débat s’est cristallisé entre célébration de la carrière d’actrice et interrogation sur les prises de position publiques de l’artiste.
Le président de la République ne se rendra pas aux obsèques, qui se tiendront dans l’intimité le 7 janvier à Saint‑Tropez. En revanche, la cheffe de file du Rassemblement national a annoncé qu’elle serait présente aux cérémonies.
En 2023, l’actrice avait adressé au chef de l’État une lettre virulente lui reprochant un « manque d’action contre la souffrance animale », dénonçant « inaction », « lâcheté » et « mépris des Français » dans des termes très durs.
Un hommage rendu à Saint‑Tropez
Dans la commune de Saint‑Tropez, une cérémonie à l’église sera retransmise sur grands écrans avant l’inhumation privée au cimetière marin. La Fondation dédiée à la protection des animaux a précisé qu’un « hommage ouvert à tous les Tropéziens et à ses admirateurs » suivra.
La maire de Saint‑Tropez a indiqué vouloir organiser des obsèques dignes et a insisté sur la nécessité de permettre aux habitants et aux admirateurs de se recueillir. « À ce moment‑là, tout le monde l’évoquera et partagera ses plus beaux souvenirs avec elle. Ce sera un grand moment de communion, simple, à son image », a déclaré l’élue.
Interrogée sur la volonté exprimée par l’artiste d’être enterrée à la Madrague, sa propriété en bord de mer, la maire a assuré avoir « respecté ses dernières volontés » et rappelé que « seule la défunte avait décidé de son lieu d’enterrement ».
