Attentat déjoué au Louvre : un suspect tunisien écroué à Paris

par Sophie
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Attentat déjoué au Louvre : un suspect tunisien écroué à Paris
France, Tunisie

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé l’interpellation d’un ressortissant tunisien de 27 ans, soupçonné d’avoir préparé un projet d’action violente d’inspiration djihadiste en France. L’individu a été placé en garde à vue puis incarcéré dans le cadre d’une enquête ouverte pour association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes.

Des cibles emblématiques à Paris

Selon les éléments de l’enquête, le suspect envisageait de s’attaquer au musée du Louvre ainsi qu’à des membres de la communauté juive, sans toutefois avoir défini de cible précise au sein de cette dernière. Les investigations avaient débuté par une enquête préliminaire ouverte le 6 mai dernier.

Le profil de l’individu révèle un parcours migratoire récent. Né à Djerba en 1999, il est arrivé en France en 2022 après être passé par Lampedusa. Résidant à La Garenne-Colombes, en banlieue parisienne, il avait initialement été arrêté le 28 avril lors d’un contrôle routier pour conduite avec un faux permis.

Des recherches sur la fabrication d’explosifs

C’est l’exploitation technique de son téléphone portable qui a permis d’étayer les soupçons de radicalisation. Les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) y ont découvert :

  • De nombreuses vidéos de propagande djihadiste.
  • Des centaines de photographies d’armes à feu et d’armes blanches.
  • Des requêtes sur ChatGPT concernant la fabrication de bombes et les dégâts causés par le TNT.
  • Une photo de profil sur les réseaux sociaux montrant un combattant de l’organisation État islamique.

Un projet de départ vers l’étranger

Outre les menaces sur le sol français, Dhafer M. est également soupçonné d’avoir envisagé une « hijra ». Ce projet d’exil visait à rejoindre les rangs de l’organisation État islamique, avec pour destinations potentielles la Syrie ou le Mozambique. Le dossier est désormais entre les mains d’un juge d’instruction après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet antiterroriste.

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