Braconnage en Charente-Maritime : des carcasses d’animaux à Lorignac

par Sophie
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Braconnage en Charente-Maritime : des carcasses d'animaux à Lorignac
France

Une découverte macabre a secoué la commune de Lorignac, en Charente-Maritime. Une riveraine, qui promenait son chien dans les bois, est tombée sur une scène d’horreur : des entrailles souillant un ruisseau, une tête de biche, ainsi que les cadavres éventrés de quatre chevreuils et les restes d’un cerf mutilé. Ce témoignage, relayé par l’association Futur Asso, met en lumière des pratiques de braconnage récurrentes dans la zone.

Des actes de braconnage répétés

Ce n’est pas la première fois que cette promeneuse fait une telle découverte. En février dernier, elle avait déjà trouvé un cerf dont la tête avait été sectionnée, vraisemblablement pour servir de trophée. Selon Vuk, lanceuse d’alerte pour l’association Futur Asso, cet acte a eu lieu en pleine période de brame, une saison où la tranquillité des animaux devrait être préservée. Bien que la mairie ait été alertée et que l’animal ait été évacué, aucune enquête n’aurait été diligentée pour identifier les auteurs de ces actes.

Fin mars, la situation s’est répétée avec la découverte de plusieurs carcasses. Cette fois, les braconniers semblaient s’intéresser à la viande. L’association rapporte recevoir régulièrement des signalements de promeneurs trouvant des têtes de sangliers ou d’autres restes d’animaux sauvages abandonnés dans les sous-bois de la région.

Une évolution inquiétante des méthodes

L’association dénonce une transformation radicale des méthodes de chasse illégale. Loin de l’image traditionnelle du chasseur solitaire, les braconniers utiliseraient désormais des véhicules 4×4 et d’imposantes meutes de chiens, circulant à vive allure dans les zones boisées. Pour limiter ces incursions, Futur Asso réclame l’installation de barrières sur les sites fréquentés par la faune, afin de restreindre l’accès aux véhicules motorisés qui facilitent le transport des trophées et de la viande.

Des manquements graves aux règles sanitaires

Au-delà de la cruauté des actes, l’association pointe du doigt des risques sanitaires majeurs. À Lorignac, des traces de pneus de pick-up sont visibles près des restes abandonnés à l’air libre. La réglementation interdit strictement de laisser des cadavres d’animaux dans la nature, ces derniers devant normalement être pris en charge par un établissement d’équarrissage agréé.

Pourtant, sur place, les cadavres ont simplement été recouverts de terre par un tracteur. Vuk déplore que le braconnage soit un problème systématiquement sous-estimé par les autorités. Contacté pour réagir à ces événements, le maire de Lorignac n’a pas pu être joint.

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