La justice alsacienne a tranché dans une affaire de violence liée à la spéculation horlogère. Un collectionneur de 33 ans a été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal de Colmar, dans le Haut-Rhin, pour avoir séquestré un jeune homme après l’échec de l’achat d’une montre Swatch en édition limitée.
Un litige autour d’une édition limitée
L’affaire débute lors du lancement de la montre « Royal Pop », un modèle issu d’une collaboration entre Swatch et l’horloger de luxe Audemars Piguet. Le prévenu avait missionné la victime, un jeune homme d’une vingtaine d’années, pour acquérir l’accessoire dans une boutique de Strasbourg. Pour cette transaction, il lui avait remis la somme de 400 euros.
Cependant, le jour de la vente, le jeune homme a fait face à une affluence considérable. Devant la difficulté d’accéder au magasin, il a choisi de rebrousser chemin. Lorsqu’il a restitué les 400 euros à son commanditaire sans la montre, ce dernier a refusé de croire à sa version des faits, le soupçonnant d’avoir revendu l’objet en secret pour empocher une plus-value.
Vingt minutes de séquestration
Persuadé d’avoir été doublé, le restaurateur a conduit le jeune homme dans la cave de son établissement de kebab, situé à Sainte-Marie-aux-Mines. Il l’y a séquestré durant une vingtaine de minutes, utilisant l’intimidation pour tenter d’obtenir l’argent qu’il estimait lui être dû suite à la revente supposée de la montre.
Ce fait divers s’inscrit dans un contexte de tension mondiale autour de cette collection très prisée. La rareté des modèles a provoqué des scènes de chaos et des files d’attente interminables dans plusieurs pays, de nombreux acheteurs espérant revendre ces pièces à prix d’or. À l’issue de l’audience, l’homme de 33 ans a été immédiatement conduit en prison pour purger sa peine.
