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La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a officiellement confirmé le retrait du prix de l’humour qu’elle s’apprêtait à remettre à Pierre-Emmanuel Barré. Cette distinction, qui devait être décernée en juin, a été annulée suite à une intervention de l’humoriste sur les ondes de Radio Nova.
Une décision motivée par des propos jugés violents
L’humoriste a lui-même rendu publique cette décision en partageant sur le réseau social X un courrier reçu de la part de la société d’auteurs. Dans ce document, la SACD précise qu’elle revient sur son choix initial après la diffusion, le 10 mai dernier, d’une chronique dans l’émission La Dernière.
L’institution justifie cette sanction par la nature des propos tenus, qu’elle qualifie d’appel à la haine et à la violence. Selon la SACD, de telles déclarations sont en totale contradiction avec les valeurs et les principes fondamentaux portés par l’organisation. De son côté, Pierre-Emmanuel Barré a réagi avec ironie en dénonçant la « cancel culture », tout en rappelant que le prix lui avait été attribué à l’unanimité par le conseil d’administration à la mi-avril.
Des plaisanteries visant Gabriel Attal et Sophia Aram
Le différend trouve son origine dans une séquence où l’humoriste ironisait sur un hypothétique cancer du pancréas de Gabriel Attal. Au cours de la même émission, il s’en est également pris à la chroniqueuse Sophia Aram, déclarant lui souhaiter de devenir daltonienne au moment de traverser au feu rouge. Ces interventions ont rapidement provoqué une vague de critiques sur les plateformes numériques.
Réactions et antécédents
Sophia Aram a réagi sur les réseaux sociaux en fustigeant un humour qu’elle considère comme pratiqué « en meute ». Elle a notamment pointé du doigt le contexte médiatique entourant Radio Nova et son propriétaire. La chroniqueuse de France Inter est connue pour ses positions critiques envers La France insoumise.
Ce n’est pas la première fois que Pierre-Emmanuel Barré se retrouve au cœur d’une controverse. En novembre dernier, il avait déjà fait l’objet d’un signalement judiciaire après avoir comparé les forces de l’ordre à une organisation terroriste lors d’une précédente intervention radiophonique.
