Sommaire
Une altercation d’une violence extrême a secoué la maison d’arrêt de Baie-Mahault, en Guadeloupe, ce vendredi matin. Une rixe impliquant deux détenus munis d’armes blanches a fait quatre blessés, dont deux surveillantes pénitentiaires intervenues pour mettre fin aux violences.
Une agression mutuelle à l’arme blanche
Les faits se sont produits vers 9 heures sur une coursive du bâtiment numéro 1, peu avant le début de la promenade. Selon Eric Pétilaire, secrétaire régional de la CGT Pénitentiaire, la bagarre a opposé deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années. L’un des protagonistes était armé d’un couteau à cran d’arrêt, tandis que le second utilisait un pic de fabrication artisanale.
Lors de leur intervention pour séparer les deux individus, deux surveillantes ont été blessées. L’une a été touchée à la cuisse, tandis que la seconde a été atteinte au niveau du coude et d’un doigt.
Pronostic vital engagé pour les deux détenus
Les deux prisonniers sont les victimes les plus gravement touchées. Selon le commandant Mathieu Morda, de la gendarmerie de Pointe-à-Pitre, les blessés ont perdu une quantité importante de sang. Lors de leur évacuation vers le CHU par les équipes du SAMU, le pronostic vital des deux détenus était engagé.
Dénonciation des conditions de détention
Cet incident survient dans un contexte de tension extrême au sein de l’établissement. Fin avril, le tribunal administratif de Basse-Terre avait ordonné des mesures d’urgence pour remédier aux conditions de détention jugées « indignes » à Baie-Mahault.
Le syndicat FO Justice a dénoncé une violence « inouïe » et des conditions de travail de plus en plus précaires pour le personnel. Les représentants syndicaux soulignent que la surpopulation carcérale favorise ce climat d’insécurité, poussant les détenus à s’armer pour survivre dans ce qu’ils qualifient de « loi de la jungle ».
