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L’enquête sur la mort tragique du jeune Théo, 11 ans, a franchi une étape décisive ce mercredi à Rennes. Les deux adolescents placés en garde à vue au début de la semaine ont été mis en examen pour meurtre sur mineur et vol en réunion. Le garçon de 16 ans et la jeune fille de 15 ans ont été écroués dans la foulée, conformément aux réquisitions du parquet.
Des aveux sur le déroulement du drame
Lors de leurs auditions, les deux suspects ont reconnu avoir pris à partie la jeune victime et avoir procédé à son étranglement. Bien que leurs témoignages présentent quelques divergences, ils ont admis s’en être pris physiquement à l’enfant dimanche 25 mai, alors que celui-ci pêchait dans la Vilaine, en plein centre-ville de la capitale bretonne.
Après les faits, les deux mis en cause auraient pris la fuite en emportant les effets personnels de Théo ainsi que son matériel de pêche. Ces objets ont d’ailleurs été retrouvés à leurs domiciles respectifs lors des perquisitions menées par les enquêteurs de la police judiciaire.
Un mobile dérisoire lié à du matériel de pêche
Le procureur de la République de Rennes a apporté des précisions sur l’origine de l’altercation. Les deux adolescents affirment avoir agi par vengeance, accusant Théo de leur avoir dérobé des leurres de pêche d’une valeur estimée à quelques dizaines d’euros. Une version qui contredit les propos tenus par l’enfant à ses parents la veille du drame, expliquant que le jeune de 16 ans lui avait spontanément offert ce matériel.
Le suspect le plus âgé avait rencontré Théo le samedi et avait passé du temps à pêcher avec lui avant de convenir d’un nouveau rendez-vous le dimanche. La jeune fille de 15 ans, scolarisée dans le même établissement que le premier suspect, s’était d’elle-même présentée au commissariat après l’interpellation de son camarade lundi matin.
L’appel au calme de la famille
Face à l’émoi suscité par cette affaire, les parents de Théo ont exprimé leur immense douleur. Par la voix du procureur, ils ont lancé un appel aux médias afin que leur deuil soit respecté. La famille a notamment fait part de son sentiment de harcèlement face aux sollicitations répétées de certains journalistes depuis l’annonce du décès de leur fils.
