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Le procès de Delphine Pinto s’ouvre ce vendredi devant la cour d’assises de l’Oise, à Beauvais. Cette femme de 48 ans est soupçonnée d’avoir orchestré l’assassinat de son mari, Jean-Christophe Piel, un kinésithérapeute de 41 ans. Elle comparaît aux côtés de son amant et de deux amis de ce dernier, tous suspectés d’avoir participé à la préparation du crime.
Un guet-apens devant le domicile familial
Les faits se sont produits le 24 août 2021 à Breuil-le-Vert. Alors qu’il taillait des roses devant chez lui, Jean-Christophe Piel a été abattu d’une balle dans la nuque. L’enquête a révélé que le projet criminel aurait également été partagé avec le fils adulte de l’accusée, né d’une précédente union. Au moment du drame, le couple était engagé dans une procédure de divorce particulièrement conflictuelle.
Un passif judiciaire et des accusations croisées
Une semaine avant sa mort, la victime avait bénéficié d’un non-lieu. Il était auparavant accusé de violences conjugales et d’agressions sexuelles sur l’une de ses petites filles, ainsi que de viols sur deux enfants de son épouse qu’il avait adoptés. Son décès a entraîné l’extinction de l’ensemble de ces poursuites. De son côté, Delphine Pinto est décrite par les enquêteurs comme une personnalité manipulatrice et mythomane, ayant déjà été condamnée par le passé pour escroquerie et usurpation d’identité.
La défense plaide l’acquittement
Bien qu’elle admette un désir de vengeance pour protéger ses enfants, l’accusée nie fermement avoir voulu tuer son époux. Son avocat, Me Arnaud Ledru, pointe du doigt les défaillances du système judiciaire et estime que les enquêteurs se sont focalisés sur un scénario unique sans explorer toutes les pistes. La défense espère obtenir l’acquittement de Delphine Pinto au cours de ce procès qui doit faire la lumière sur les zones d’ombre de cette affaire.
