Saad Lamjarred condamné à cinq ans de prison pour viol à Saint-Tropez

par Sophie
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Saad Lamjarred condamné à cinq ans de prison pour viol à Saint-Tropez
France, Maroc

Le chanteur marocain Saad Lamjarred a été condamné ce vendredi par la cour d’assises de Draguignan à une peine de cinq ans de prison. Cette sentence fait suite au viol d’une jeune femme rencontrée à Saint-Tropez au cours de l’été 2018. L’artiste de 41 ans, qui comparaissait libre lors de ce procès tenu à huis clos, n’a pas fait l’objet d’un mandat de dépôt immédiat.

Après une semaine de débats, le verdict est tombé, s’avérant inférieur aux réquisitions du parquet qui avait réclamé dix ans d’emprisonnement. À l’annonce de la décision, la star, particulièrement émue, a pu s’entretenir avec ses proches présents dans la salle. Outre la peine de prison, le condamné devra verser 30 000 € de dommages et intérêts à la victime, ainsi que 5 000 € au titre des frais d’avocat.

Une rencontre en discothèque à Saint-Tropez

Les faits se sont déroulés en août 2018. La plaignante avait fait la connaissance du chanteur dans une discothèque de la célèbre station balnéaire avant d’accepter de le rejoindre dans sa chambre d’hôtel pour y boire un verre. Si Saad Lamjarred a toujours soutenu que la relation était consentie, la justice a retenu la version de la victime.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait d’ailleurs souligné, lors du renvoi de l’affaire devant les assises, que le fait de pénétrer dans la chambre d’un homme ne constituait en aucun cas un consentement tacite à un acte sexuel.

Un passif judiciaire déjà lourd

Cette condamnation s’ajoute à un historique judiciaire déjà chargé pour l’interprète, très populaire dans le monde arabe. En février 2023, il avait été condamné par la cour d’assises de Paris à six ans de prison pour le viol d’une autre jeune femme dans un hôtel parisien en 2016, une décision dont il a fait appel.

Par ailleurs, le chanteur a été impliqué dans d’autres affaires similaires par le passé :

  • En 2010, une procédure pour viol et agression sexuelle aux États-Unis s’était conclue par un accord financier.
  • En 2015, il avait été mis en cause pour des faits analogues au Maroc.

L’avocat de la partie civile a exprimé sa satisfaction après le verdict, notant que la stratégie de défense visant à discréditer la victime n’avait pas convaincu les jurés.

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