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Le 79e Festival de Cannes bat son plein sur la Croisette jusqu’au 23 mai 2026. Cette troisième journée de compétition a été marquée par un contraste saisissant entre l’effervescence de la comédie française et la gravité de l’actualité internationale, portée par les déclarations engagées du cinéaste Asghar Farhadi.
L’omniprésence de Virginie Efira
L’actrice Virginie Efira s’impose comme l’une des figures centrales de cette édition. Après être apparue dans le nouveau film d’Asghar Farhadi, elle a monté les marches pour « Soudain », la dernière œuvre du réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi. Ce long-métrage de 3h16, tourné en France, explore une amitié profonde entre Marie-Lou, directrice d’un EHPAD parisien, et une dramaturge japonaise incarnée par Tao Okamoto.
Le récit suit Marie-Lou dans sa mise en œuvre de l’Humanitude, une méthode de soin basée sur l’empathie, avant que sa vie ne bascule lors de sa rencontre avec Mari, atteinte d’un cancer incurable. Le film, qui mise sur une mise en scène précise et des dialogues denses, traite de la dignité face à la mort. Cette coproduction franco-japonaise est déjà perçue comme un prétendant sérieux pour la Palme d’Or.
Humour et légèreté avec Franck Dubosc et Artus
En marge de la compétition officielle, le duo formé par Franck Dubosc et Artus a apporté une touche de légèreté. Venus présenter « Les Caprices de l’enfant Roi » hors compétition, les deux comédiens ont affiché une grande complicité devant les photographes. Bien que leurs carrières respectives s’orientent de plus en plus vers la réalisation ou des rôles dramatiques, leur naturel comique a séduit le public de la Croisette.
Le cri du cœur d’Asghar Farhadi pour l’Iran
La journée a également été marquée par une prise de parole politique forte. Lors de la conférence de presse pour son film « Histoires parallèles », le réalisateur iranien Asghar Farhadi a fermement dénoncé les violences dans son pays. Il a exprimé son refus d’accepter que la vie soit ôtée à des êtres humains, évoquant à la fois les bombardements israélo-américains en Iran et le massacre des manifestants par la République islamique en janvier dernier.
Le cinéaste a déploré la perte de nombreuses vies innocentes, notamment des enfants et des civils, qualifiant ces événements de tragiques. Son nouveau film, tourné en langue française, avait été projeté la veille en compétition officielle.
Un duel psychologique porté par Pierre Niney et Vincent Cassel
Enfin, le film « Histoires parallèles » a mis en lumière le talent de Pierre Niney et Vincent Cassel. Ce suspense psychologique suit une romancière, interprétée par Isabelle Huppert, dont les fictions sur ses voisins s’entremêlent dangereusement à la réalité. Les deux acteurs ont partagé leur plaisir à explorer les frontières floues entre la vérité et le mensonge, le dominant et le dominé, dans ce récit aux accents hitchcockiens.
