Contexte historique et motifs
Pour comprendre la rupture de 1534, replacons d’abord les faits dans leur cadre politique et personnel.

En 1534, Henri VIII prit une décision radicale : il rompit avec Rome et donna naissance à une Église d’Angleterre autonome. Ce geste n’était pas motivé par une révélation mystique ni par un désir de théologie nouvelle, mais par des raisons beaucoup plus prosaïques et très ancrées dans la vie personnelle du roi.
De manière générale, plusieurs motifs poussent quelqu’un à fonder une religion :
- la recherche du pouvoir institutionnel ;
- l’intérêt financier ou le contrôle des richesses ;
- la conviction personnelle d’avoir reçu une vérité transcendante.
Henri n’entrait ni dans la catégorie du messie ni dans celle du faiseur d’argent : déjà l’un des souverains les plus puissants d’Europe, il ne revendiquait aucune inspiration divine. Sa rupture avec l’Église catholique répondait avant tout à des raisons personnelles, liées à sa vie conjugale et dynastique.
Rumeurs et enjeux autour d’Anne Boleyn

Selon Britannica, Henri avait épousé en 1509 Catherine d’Aragon, veuve de son frère aîné. Les années passant, Catherine ne donna pas à Henri d’héritier mâle survivant, un fait qui, aux yeux du roi et de nombreux courtisans, justifiait la remise en cause de l’union.
Parallèlement, Henri s’éprit d’Anne Boleyn et souhaitait l’épouser. Le seul obstacle formel était l’Église catholique, qui refusa d’annuler son premier mariage. Pour contourner ce refus, le roi rompit avec Rome et engagea la Réforme anglaise, instituant une Église nationale où le pape n’avait plus voix au chapitre sur ses mariages.
Ce changement entraîna des conséquences profondes pour la monarchie et la religion en Angleterre, et marqua durablement l’histoire de l’Europe Tudor.
