L’oiseau le plus dangereux pour l’être humain
Les oiseaux évoquent souvent la grâce, les chants et les plumages éclatants. Pourtant, certains d’entre eux cachent une puissance redoutable, et le cassowary en est l’exemple le plus frappant. Avec ses griffes pouvant atteindre près de dix centimètres et un poids qui peut grimper jusqu’à environ 160 livres, soit plus de 70 kilos, il n’a rien d’un simple volatile décoratif. Il est même considéré par le Guinness World Records comme « l’oiseau le plus dangereux du monde ».
Proche parent du désormais disparu oiseau-terreur, le cassowary appartient à cette catégorie d’animaux qui impressionnent autant qu’ils inquiètent. Son gabarit le place juste derrière l’autruche parmi les oiseaux les plus lourds, mais sa réputation va bien au-delà de sa taille. Là où l’autruche peut déjà susciter la prudence, le cassowary donne l’impression de transformer l’autruche en paisible perruche par comparaison.
Selon CBS News, un cassowary en Floride a tué son propriétaire humain en avril 2019, après la chute de ce dernier. Un détail qui en dit long sur la dangerosité de l’oiseau : pour un cassowary, l’accident humain peut devenir une provocation fatale. Dans l’univers de cet animal insolite, tomber au sol peut être perçu comme une menace directe.

Alors, le cassowary est-il vraiment aussi redoutable qu’on le dit ? La réponse est oui, surtout lorsqu’il se sent menacé. Il tue principalement avec ses pattes, capables de projeter des coups puissants vers l’avant et vers le bas. Ces mêmes jambes lui permettent aussi de courir jusqu’à 50 km/h et de sauter à près de deux mètres de hauteur, ce qui en fait un adversaire impressionnant, même sans compter son bec et ses charges brusques.
Les blessures qu’il provoque prennent souvent la forme de lacérations, de plaies perforantes ou de fractures. L’image d’un simple oiseau devient alors bien trompeuse : face à un cassowary, la prudence n’est pas un réflexe excessif, mais une nécessité. Son attaque peut être fulgurante et laisser des séquelles sérieuses.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est peu probable de croiser un cassowary sans voyager en Nouvelle-Guinée ou en Australie. En Nouvelle-Guinée, il est parfois chassé pour sa viande, ce qui peut expliquer une méfiance naturelle envers l’être humain. Mais son comportement n’est pas toujours dicté par la peur : il peut aussi réagir vivement à la proximité d’un intrus, surtout autour de son territoire.
Selon Scientific American, le cassowary attaque parfois les personnes qui s’approchent trop près de ses nids, de ses petits ou de ses zones d’alimentation. Cela peut sembler logique. En revanche, il a aussi été observé chargeant des joggeurs, des promeneurs ou même des gens qui ne lui donnaient pas de nourriture. Dans certains endroits, des humains ont eu la mauvaise idée de le nourrir, créant des oiseaux habitués à réclamer davantage et à punir ceux qui ne répondent pas à leurs attentes.
Pour autant, il faut garder une nuance importante : le cassowary reste naturellement méfiant envers les humains et n’attaque généralement pas sans provocation. Les véritables sujets de préoccupation sont ceux qui se sont habitués à la présence humaine. Autrement dit, si l’on veut éviter une rencontre mouvementée avec cet oiseau dangereux, mieux vaut faire preuve de vigilance dans les zones où vivent ces grands oiseaux d’Australie et de Nouvelle-Guinée.
