Le phénomène du Naruto Run et Area 51 expliqué

par Olivier
0 commentaires
A+A-
Reset
Le phénomène du Naruto Run et Area 51 expliqué
États-Unis

Dans l’univers de Naruto Run et des bases gouvernementales longtemps entourées de secret, les croisements sont rares. Pourtant, quand ils se produisent, ils prennent souvent la forme d’un événement Facebook aux allures de farce, comme Storm Area 51, They Can’t Stop All of Us, qui a cumulé plus de 2 millions de réponses « partant ». Entre culture geek, mème Internet et mystère autour d’Area 51, l’affaire a rapidement quitté le simple clin d’œil humoristique pour devenir un phénomène insolite suivi dans le monde entier.

Area 51, aliens et Naruto Run

Si l’on part du principe que vous savez ce qu’est un événement Facebook, allons droit au but : qu’est-ce qu’un Naruto Run ? D’après Metro, il s’agit d’une manière de courir où la personne se penche vers l’avant, les bras tendus vers l’arrière. Cette posture, à la fois absurde et peu pratique, est devenue un mème après le lancement du dessin animé Naruto en 2002, lorsque le personnage principal s’élançait à toute vitesse dans une gestuelle immédiatement reconnaissable.

Pour ceux qui connaissent mal Area 51, il s’agit d’une base de l’Air Force située à environ 150 miles de Las Vegas, célèbre pour les rumeurs qui l’entourent. Selon Time, ce site serait associé à des technologies top secrètes et à des récits d’extraterrestres, ce qui en a fait l’un des lieux les plus emblématiques de la culture du mystère américain.

Mais pourquoi associer un Naruto Run à Area 51 ? La réponse se trouve dans la viralité d’Internet et dans la puissance des événements Facebook. Ce qui avait commencé comme une plaisanterie lancée par Matty Roberts, alors étudiant de 21 ans, a fini par attirer une attention bien réelle, au point de se transformer en festival de musique improvisé, baptisé Alienstock, organisé du 20 au 22 septembre 2019 à Rachel, dans le Nevada, la localité la plus proche d’Area 51.

La montée en puissance de l’événement a aussi retenu l’attention des autorités américaines. Après que le projet eut gagné en visibilité, Roberts a parlé avec le FBI. Il expliquait avoir reçu une longue liste de questions, essentiellement centrées sur les menaces crédibles et sur les personnes susceptibles de radicaliser l’initiative. La crainte principale concernait les participants qui pensaient réellement pouvoir prendre d’assaut la base, ainsi que ceux qui envisageaient d’apporter des armes. Selon lui, plusieurs cas de ce type ont été signalés et transmis au FBI.

D’après NY Mag, l’Air Force a elle aussi pris le sujet avec une certaine distance, en évoquant le Naruto Run au cours d’un briefing sans gravité. Entre la mobilisation de Roberts et les vérifications du FBI, l’inquiétude est restée limitée. On peut y voir une sorte d’ironie moderne : les extraterrestres, les mèmes et les événements viraux se croisent plus facilement sur les réseaux que dans le désert du Nevada.

En réalité, répondre « je vais participer » à un événement Facebook ne signifie pas toujours se déplacer physiquement, et c’est sans doute l’un des grands ressorts de cette histoire insolite. Au final, seuls quelques curieux se sont présentés à Rachel pour Alienstock, et l’opération Storm Area 51 s’est largement soldée par un échec. Pourtant, le Naruto Run et Area 51 restent associés dans la mémoire collective comme un exemple marquant de culture geek, de mème viral et de fascination pour l’inexpliqué.

Suggestions d'Articles

Laisser un Commentaire