Contrairement aux idées reçues, les mygales ne sont pas uniquement l’apanage des jungles tropicales lointaines. Si leur aspect velu et leur taille imposante alimentent souvent l’imaginaire collectif, plusieurs espèces vivent bel et bien sur le territoire français, y compris en métropole. Le terme « mygale », issu du grec signifiant « musaraigne », désigne des arachnides dont la morphologie se distingue par des pièces buccales articulées dans l’axe longitudinal du corps, repliant leurs crochets parallèlement au repos.
Une diversité mondiale et des records impressionnants
Le monde compte environ 2 651 espèces de mygales répertoriées. Si les spécimens rencontrés en Europe restent relativement discrets, leurs cousins des régions tropicales peuvent atteindre des dimensions spectaculaires. C’est le cas de la mygale de Leblond, ou Theraphosa blondi, considérée comme la plus grande au monde. Avec une envergure de 30 cm et un poids pouvant atteindre 170 g, elle peuple les forêts de Guyane, ce qui en fait techniquement une espèce du territoire français.
Les mygales de France métropolitaine
En métropole, les mygales sont bien plus petites, ne dépassant pas les 38 mm de longueur. Elles appartiennent principalement à deux genres spécifiques : Atypus et Cteniza. Voici les espèces les plus notables que l’on peut croiser :
- La mygale à chaussette (Atypus affinis) : Elle doit son nom à sa toile en forme de tube rappelant ce vêtement et se trouve particulièrement en Bretagne.
- La mygale maçonne (Cteniza sauvagesi) : On la rencontre fréquemment sur les bords de chemins en Corse.
- Cteniza moggridgei : Une espèce très proche de la précédente, courante dans les Alpes-Maritimes.
Bien que leur morsure puisse s’avérer très douloureuse, le venin de ces espèces métropolitaines n’est pas dangereux pour l’homme. Ces araignées restent généralement cachées dans leur habitat naturel et ne représentent pas de menace pour la sécurité publique.
