Samuel Etienne face à la commission sur l’audiovisuel public

par Olivier
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Samuel Etienne face à la commission sur l'audiovisuel public
Politique

Lors de son audition devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, l’animateur et journaliste Samuel Etienne a fait part de ses fortes réserves quant aux travaux parlementaires en cours. Il a estimé que les interrogations soulevées passaient à côté des véritables enjeux du secteur. Face aux députés, le présentateur emblématique de « Questions pour un champion » et streamer sur Twitch a plaidé pour un soutien renforcé aux médias du service public, indispensables selon lui face aux profondes mutations actuelles.

Samuel Etienne a souligné que l’audiovisuel public devait être impérativement consolidé, au lieu d’être fragilisé. Il a rappelé que les médias traditionnels font face à un défi de taille avec la fuite massive des téléspectateurs, auditeurs et lecteurs. Cette audience se tourne de plus en plus vers les plateformes et réseaux sociaux, des espaces numériques aujourd’hui majoritairement contrôlés par des puissances étrangères, citant notamment les États-Unis et la Chine.

Des échanges tendus avec le rapporteur

L’audition, qui s’est tenue conjointement avec celle du journaliste Hugo Clément, a été marquée par des altercations avec le rapporteur Charles Alloncle, député UDR. Ce dernier a pointé du doigt les prises de position personnelles de Samuel Etienne sur sa chaîne Twitch, en particulier ses propos concernant le Rassemblement national, jugeant cette attitude délicate pour une figure incarnant le service public.

Sans se démonter, l’animateur a pleinement assumé ses déclarations. Il a réitéré qu’il considérait le Rassemblement national comme un parti d’extrême droite. Dans un souci de contextualisation, il a également rappelé à Charles Alloncle que sa propre formation politique était alliée à ce même parti.

Une situation contractuelle questionnée

Interrogé sur sa situation professionnelle, Samuel Etienne a clarifié son statut actuel. Il a expliqué ne plus être directement salarié de France Télévisions depuis la décision de reléguer « Questions pour un champion » à une diffusion uniquement le week-end sur France 3, un choix stratégique qu’il a qualifié de mauvaise décision.

Désormais, il assure la présentation du célèbre jeu télévisé en tant que salarié de la société de production Fremantle, suite à une rupture conventionnelle conclue avec le groupe public. Ce montage contractuel a cependant soulevé des interrogations chez le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, qui a publiquement évoqué l’hypothèse d’un possible « salariat déguisé ».

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