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Politique · Dossier 57695

Rachida Dati défend l’audiovisuel public devant la commission d’enquête

Auditionnée par les députés, Rachida Dati a plaidé pour la préservation du service public audiovisuel tout en appelant à des réformes structurelles et en réglant ses comptes avec certaines émissions.

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Politique
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Lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire, ce jeudi 5 février 2026, la ministre de la Culture Rachida Dati a tenu à réaffirmer sa position. Face aux turbulences traversées par le secteur, elle a martelé que l’audiovisuel public français devait impérativement être préservé.

Un soutien affirmé de l’État

S’adressant aux députés de la commission, initiée à la demande de l’UDR d’Éric Ciotti, la ministre a plaidé pour l’unité. Elle a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas affaiblir les médias publics, s’opposant ainsi aux velléités de privatisation portées par certaines alliances politiques.

Interpellée sur la santé financière délicate de France Télévisions, pointée du doigt par la Cour des comptes, Rachida Dati a rappelé la nature spécifique de ces missions. Elle a souligné que le service public n’avait pas vocation à être rentable et a garanti que l’État assumerait ses responsabilités concernant les besoins en capitaux de l’entreprise.

Réformes et recadrages

Bien que fervente défenseuse du secteur, la ministre n’a pas éludé la nécessité de changements structurels. Elle a évoqué l’importance d’une réforme organisationnelle, espérant la concrétisation du projet de holding commune. Par ailleurs, candidate à la mairie de Paris, elle a confirmé son départ prochain du gouvernement.

Sur le plan déontologique, Rachida Dati a renvoyé les questions d’impartialité vers l’Arcom. Elle est toutefois revenue sur l’incident impliquant Delphine Ernotte Cunci. La ministre a confirmé avoir reproché à la présidente de France Télévisions d’avoir qualifié CNews de chaîne d’extrême droite, jugeant cette déclaration malhabile dans un climat déjà tendu entre les groupes médiatiques.

Contexte de l’enquête et polémiques

Les travaux de la commission ont débuté dans un climat de suspicion, suite à la diffusion d’une vidéo montrant deux journalistes du service public, Thomas Legrand et Patrick Cohen, en compagnie de cadres du Parti socialiste. Des propos tenus lors de ce déjeuner avaient été interprétés comme un parti pris hostile envers la ministre.

Rachida Dati a condamné le vocabulaire utilisé par les journalistes, affirmant comprendre le sous-entendu de leurs échanges. Cependant, elle a également jugé inacceptable la méthode consistant à enregistrer des conversations privées à l’insu des personnes concernées.

Tensions persistantes avec Complément d’enquête

L’audition a aussi été l’occasion pour la ministre de réitérer ses griefs contre l’émission de France 2, Complément d’enquête. Elle maintient que l’équipe du magazine aurait tenté, par l’intermédiaire d’un tiers, de rémunérer un membre de sa famille pour obtenir des informations.

Ces accusations graves ont été immédiatement démenties par Tristan Waleckx, le présentateur de l’émission. Ce dernier a assuré auprès de l’AFP que son équipe n’avait jamais proposé de paiement en échange d’informations, quelle qu’en soit la nature.

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