Peau noire et poils transparents : l’ours polaire maître de l’Arctique

par Olivier
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Peau noire et poils transparents : l’ours polaire maître de l’Arctique
Canada, Norvège, Russie, Groenland
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Contrairement aux idées reçues, l’ours polaire n’est pas véritablement blanc : sa peau est noire, ce qui lui permet d’absorber efficacement le rayonnement solaire. Ses poils, translucides et creux, diffusent la lumière et donnent au pelage son apparence blanche, idéale pour se fondre dans la banquise. Le secret de l’ours polaire peau noire tient donc à cette combinaison qui optimise à la fois le camouflage lors de la chasse et la conservation de la chaleur dans des environnements où les températures peuvent descendre sous −40 °C.

Un corps conçu pour le froid et la chasse

L’ours polaire présente des adaptations physiologiques remarquables. Une épaisse couche de graisse sous‑cutanée, pouvant dépasser dix centimètres, l’isole du froid et sert de réserve énergétique. Son pelage comporte deux couches de fourrure dense et imperméable. Ses larges pattes, protégées par des poils et munies de coussinets rugueux, assurent une excellente adhérence sur la glace. Prédateur spécialisé, il se nourrit presque exclusivement de phoques riches en graisse, qu’il capture en embuscade au voisinage des trous de respiration ménagés par ces mammifères marins.

Un « ours marin » menacé par la fonte des glaces

Excellent nageur, l’ours polaire porte bien son nom latin, Ursus maritimus, qui signifie « ours marin ». Il peut parcourir, à la nage, plusieurs dizaines de kilomètres pour gagner une autre plaque de glace ou traverser des baies arctiques. Mais cette aptitude a ses limites : la disparition rapide de la banquise réduit ses zones de chasse, l’oblige à couvrir de plus longues distances et met en péril sa survie. Classée « vulnérable » par l’UICN, l’espèce est devenue l’un des symboles les plus marquants des conséquences du changement climatique.

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