Drapeau palestinien sur la tour Eiffel : quelle sanction pour les militants ?

Drapeau palestinien sur la tour Eiffel : quelle sanction pour les militants ?

Les six militants d'Extinction Rébellion ayant déployé un drapeau palestinien sur la tour Eiffel écoperont d'une amende pour intrusion. Leur avocat dénonce des conditions de garde à vue indignes.

France

Les six militants d’Extinction Rébellion qui ont déployé un drapeau palestinien sur la tour Eiffel vendredi dernier ne feront pas l’objet de poursuites pénales lourdes. Le parquet de Paris a annoncé ce lundi qu’ils recevraient une simple contravention pour « intrusion dans un lieu historique ou culturel ».

Une amende pour intrusion dans un lieu historique

Le ministère public a précisé qu’aucune mise en danger n’avait été caractérisée lors de cette action. Par conséquent, seule l’infraction d’intrusion dans un lieu historique ou culturel a été retenue par voie d’ordonnance pénale. Selon le parquet, cette contravention de 5e classe est passible d’une amende maximale de 1 500 €, un montant qui peut être porté à 3 000 € en cas de récidive.

L’incident s’est produit peu avant 17h, lorsque la police a été alertée de la présence de personnes exhibant un drapeau palestinien sur l’édifice parisien. Les activistes étaient montés sur le toit du restaurant « Madame », situé au premier étage de la tour, pour mener leur action symbolique.

Des conditions de garde à vue contestées

L’avocat des militants, Me Mohamed Jaite, a vivement critiqué la réaction des autorités. Il a dénoncé un acharnement contre des citoyens engagés et a qualifié d’« indignes » les conditions de garde à vue subies par ses clients. Selon lui, le maintien et la prolongation de cette mesure de privation de liberté s’apparentent à une « punition déguisée » sans réelle nécessité pour la procédure.

De son côté, l’organisation Extinction Rébellion a revendiqué cette action sur les réseaux sociaux. Le mouvement, initialement tourné vers la lutte contre le réchauffement climatique, a affirmé qu’il n’existe pas de lutte écologique possible sans dénoncer les massacres en cours à Gaza, liant ainsi la cause humanitaire à leur combat habituel.

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