Hantavirus : l’OMS supervise l’évacuation d’un navire aux Canaries

par Sophie
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Hantavirus : l'OMS supervise l'évacuation d'un navire aux Canaries
Espagne, Argentine, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis, Afrique du Sud, Cap-Vert

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, est attendu samedi aux Canaries. Son objectif est de coordonner l’évacuation des passagers du paquebot MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus. Le navire doit accoster dimanche dans l’archipel espagnol, où un dispositif de commandement a été installé à Tenerife pour assurer la coordination entre les administrations et la mise en œuvre des protocoles de surveillance sanitaire.

Un risque de propagation jugé très faible

Malgré la gravité de la situation pour les personnes infectées, l’OMS se veut rassurante quant au risque pour la population mondiale, qualifié d’« absolument faible ». Christian Lindmeier, porte-parole de l’organisation à Genève, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une menace comparable à la rougeole ou au Covid-19. La contamination nécessite un contact extrêmement étroit, limitant ainsi la propagation à grande échelle dans les espaces publics.

Le MV Hondius, exploité par le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, avait quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril. Selon les autorités sanitaires de la Terre de Feu, la probabilité d’une contagion au point de départ est pratiquement nulle. Le navire fait l’objet d’une alerte internationale depuis le décès suspect de trois passagers le week-end dernier.

Une souche rare transmissible entre humains

L’hantavirus se transmet habituellement par les rongeurs, via leurs excréments ou leur salive. Cependant, les experts ont identifié sur le navire la variante Andes, une souche rare capable de se transmettre d’homme à homme. Le bilan actuel fait état de trois morts (un couple de Néerlandais et une Allemande), cinq cas confirmés et trois cas suspects. Bien qu’aucun nouveau cas suspect n’ait été détecté à bord parmi les 150 passagers, la prudence reste de mise en raison d’un délai d’incubation pouvant atteindre six semaines.

Vigilance internationale et évacuations

Les autorités sanitaires de plusieurs pays s’efforcent de retrouver les cas contacts. Une femme présentant des symptômes compatibles a été hospitalisée dans la région de Valence, en Espagne, après avoir partagé un vol avec une victime néerlandaise. En Grande-Bretagne, un ressortissant est considéré comme un cas suspect sur l’île isolée de Tristan da Cunha, s’ajoutant à deux autres citoyens britanniques déjà hospitalisés en Afrique du Sud et aux Pays-Bas.

Face à l’urgence, les États-Unis ont annoncé préparer une évacuation aérienne pour leurs ressortissants présents sur le navire. Le débarquement général à Tenerife est prévu entre dimanche midi et lundi, profitant d’une fenêtre météo favorable pour les opérations de transfert.

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