Sabotage de bassines dans la Vienne et les Deux-Sèvres par un collectif

par Sophie
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Sabotage de bassines dans la Vienne et les Deux-Sèvres par un collectif
France

Le climat de tension autour des réserves d’eau agricoles s’intensifie dans le Poitou. Un collectif de militants a revendiqué, vendredi, le « sabotage » de deux bassines situées dans la Vienne et les Deux-Sèvres. Ces dégradations ont immédiatement suscité une vive réaction de la part des autorités locales, notamment du préfet des Deux-Sèvres qui a dénoncé des agissements jugés intolérables.

L’action a été signée par l’« Amicale pour le débâchage permanent du Poitou ». Dans un communiqué transmis aux médias locaux et diffusé par les Soulèvements de la Terre, le groupe affirme qu’il n’y aura « pas de répit » tant que ces installations seront fonctionnelles. Les militants assurent qu’ils ne cesseront jamais de démonter ces ouvrages dédiés à l’agriculture intensive.

Une riposte face au financement public

Les opérations de sabotage se sont déroulées dans la nuit de mercredi à jeudi. L’une des cibles, située dans la Vienne, appartient à un groupe agro-industriel spécialisé dans l’élevage de poules pondeuses. La seconde réserve, implantée dans les Deux-Sèvres, a été visée pour contester l’utilisation de fonds publics dans son financement.

Face à ces actes, le préfet des Deux-Sèvres, Simon Fetet, a exprimé sa condamnation la plus ferme. Il a rappelé que ces atteintes à des structures agricoles constituent des infractions pénales. Des investigations sont actuellement en cours pour identifier et interpeller les auteurs de ces dégradations.

Un contexte judiciaire tendu

Ces sabotages surviennent peu après une décision de justice marquante pour le mouvement contestataire. Julien Le Guet, figure emblématique de la lutte contre les mégabassines, a été condamné par la cour d’appel de Poitiers à six mois de détention à domicile. Cette peine fait suite à sa participation aux manifestations de Sainte-Soline en octobre 2022.

Le débat sur ces réserves d’eau continue de diviser profondément les acteurs locaux. D’un côté, les opposants dénoncent un « accaparement » de la ressource en eau par l’agro-industrie au détriment de l’environnement. De l’autre, les partisans de ces projets les considèrent comme une assurance-récolte vitale pour maintenir l’irrigation des cultures face à la multiplication des épisodes de sécheresse.

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