Crime
La ville la plus sûre du monde n’est pas en Amérique
Les États-Unis sont souvent présentés comme la terre de la liberté et du courage, mais ils ne figurent pas parmi les pays les plus sûrs. En 2017, par exemple, le taux d’homicides à Saint-Louis était d’environ une chance sur 1 513, soit 66,1 meurtres pour 100 000 habitants, selon le média indépendant The Trace. Ce n’est évidemment pas comparable aux risques de la vie au Moyen Âge, où les chances de mourir violemment au cours de sa vie étaient bien plus élevées, mais dans le paysage urbain contemporain, ce chiffre reste très préoccupant.
Alors, quelle est la ville la plus sûre du monde ? Virginia Beach, Honolulu ou Anaheim ? Non. Ces villes font certes partie des cités les plus sûres des États-Unis, mais elles sont loin d’atteindre le niveau de sécurité observé ailleurs. La ville la plus sûre du monde ne se trouve pas seulement hors des États-Unis : elle n’est ni au Canada ni en Europe. Selon ce classement, la première place revient à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Doha, au Qatar, occupe la deuxième position, devant Québec, Taipei et Munich. Autrement dit, non seulement la ville la plus sûre du monde n’est pas américaine, mais les cinq premières du classement ne le sont pas non plus.

Et la liste ne s’arrête pas là. Dubaï, aux Émirats arabes unis, arrive en sixième position, tandis que Zurich et Berne, en Suisse, prennent les septième et huitième places. Hong Kong se classe neuvième, et Eskisehir, en Turquie, complète le top 10. Ainsi, aucune ville américaine n’apparaît dans les dix premières places. Il faut descendre jusqu’à la 56e position pour trouver la première ville des États-Unis dans ce classement : Salt Lake City, dans l’Utah.
Il convient toutefois de garder à l’esprit que ces résultats proviennent de Numbeo.com et reposent sur des données collectées par les utilisateurs. D’autres sources, fondées sur des méthodologies différentes, peuvent donc aboutir à des conclusions légèrement différentes. De plus, ce palmarès repose uniquement sur les statistiques de criminalité : il ne prend pas en compte les accidents, les décès liés au cancer ou d’autres facteurs qui influencent la sécurité et la qualité de vie dans une ville. Malgré ces limites, il offre un aperçu frappant du chemin qu’il reste à parcourir pour faire des États-Unis un pays aussi sûr que possible.
