Ce que la science révèle sur la saleté de votre argent

Dans les films, le héros jette des liasses en criant « Non, je ne veux pas de votre argent sale ! ». Hors écran, cette posture morale est plus compliquée : la réalité microbiologique montre qu’il n’existe guère d’argent « propre ». Ce constat appartient au champ du savoir qui éclaire nos habitudes quotidiennes.
À quoi ressemble le microbiome des billets ?

Une étude publiée en 2017 dans PLOS One montre que les billets de banque constituent un milieu propice aux micro-organismes. Les billets américains, composés de coton et de lin, offrent des surfaces poreuses et des recoins où bactéries et autres organismes peuvent s’accrocher et proliférer.
- Matériau : coton et lin = surface accueillante.
- Porosité : favorise la rétention d’humidité et de microbes.
- Environnement : registres, sacs, ou poches humides offrent chaleur et obscurité.
Les chercheurs ayant analysé des billets collectés à New York ont identifié « un microbiome monétaire diversifié incluant procaryotes, eucaryotes, archées et virus ». Des comptes rendus plus accessibles indiquent par ailleurs que des résidus de drogues (MarketWatch) et même des traces fécales ont été détectés sur une large part des billets.
Pour illustrer : certains reportages évoquent que près de 80 % des billets porteraient des traces de cocaïne et que 94 % présenteraient des traces fécales (source illustrative).
En pratique, ce savoir invite à la prudence et à l’hygiène : lavez-vous les mains après avoir manipulé de l’argent et, lorsque c’est possible, privilégiez les paiements électroniques pour réduire le contact direct avec ce que l’on appelle parfois « argent sale ».
