Avec l’arrivée des jours courts et des températures plus basses, plusieurs espèces migratrices quittent leurs zones de nidification septentrionales pour passer l’hiver en France et en Europe occidentale. Parmi elles, le pinson du Nord (Fringilla montifringilla) descend des forêts de Scandinavie et peut être observé de l’automne jusqu’au printemps dans les champs, les lisières forestières et parfois près des jardins, attiré par les graines et les fruits tombés au sol.
La grive mauvis (Turdus iliacus), plus petite que les grives locales, effectue une migration comparable et arrive en grand nombre l’hiver, notamment dans le nord et l’est de la France, où elle se nourrit de baies et d’invertébrés à découvert. Ces migrations hivernales coïncident souvent avec des zones d’abondance alimentaire naturelle, mais des mangeoires bien garnies peuvent aussi attirer ces visiteurs saisonniers dans les jardins.
Quatre espèces faciles à repérer dans les jardins
- Pinson du Nord : reconnaissable à son plumage tacheté et aux bandes blanches visibles sur les ailes en vol. Il se déplace en grands groupes le long des haies et dans les arbres fruitiers.
- Tarin des aulnes (Spinus spinus) : petit fringillidé jaune et vert, migrateur partiel, fréquentant souvent les jardins en bandes bruyantes et se nourrissant de graines d’aulne, de bouleau et parfois des graines posées sur les mangeoires.
- Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula) : passereau au plumage vif — le mâle présente des teintes rouges et noires — souvent plus visible en hiver dans les bosquets et jardins où il recherche des graines de noisetier et d’aulne.
- Grive mauvis : moins commune que d’autres grives mais restant plus longtemps sur nos territoires durant l’hiver, elle est facilement observable au sol ou dans les arbres à la recherche de baies.
Ces espèces rejoignent fréquemment les mangeoires, surtout si l’on propose des graines adaptées (tournesol, millet), ce qui facilite l’observation des oiseaux hivernants en France, y compris en zones urbaines.
Comment les observer (et les aider) en janvier
Le pic d’observation en janvier s’explique par la combinaison des arrivées de migrateurs et de la baisse des ressources alimentaires naturelles. Pour favoriser la venue et la survie des oiseaux hivernants en France, quelques gestes simples suffisent :
- Placez des mangeoires garnies de graines adaptées (tournesol noir, millet…) à l’abri du vent et des prédateurs, et proposez de l’eau non gelée pour boire ou se baigner en période froide.
- Évitez le pain, qui n’a aucune valeur nutritive pour les oiseaux.
- Observez à la lumière douce du matin ou du soir, moments où ces migrateurs viennent chercher leur nourriture.
Participer à des opérations citoyennes, comme le comptage des oiseaux des jardins, permet de suivre les variations annuelles de ces espèces et de contribuer à la connaissance scientifique.
