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Le gouvernement français a fixé une échéance précise concernant l’avenir des cétacés du parc Marineland d’Antibes. Lors d’une réunion au ministère de la Transition écologique, l’exécutif a annoncé qu’une décision définitive serait rendue d’ici la fin du mois de mars 2026. Cette accélération du calendrier répond à une situation jugée urgente, notamment en raison de la dégradation avancée des infrastructures accueillant les orques et de l’absence de consensus immédiat pour leur relocalisation.
Urgence critique pour les orques et piste espagnole
La situation des orques, Wikie et son fils Keijo, suscite une inquiétude particulière. Un rapport d’expertise récent met en lumière l’état préoccupant de leurs bassins, construits en 2000. Ces structures présentent des fissures et sont fragilisées par des mouvements de terrain. Le document évoque même le risque d’euthanasie des animaux en cas d’effondrement des installations. Face à ce péril, le transfert vers le Loro Parque à Tenerife, en Espagne, est désormais envisagé sérieusement, bien que cette option ait initialement soulevé des réticences.
Le ministère, par la voix d’Alexis Soiron, a admis que l’urgence pourrait imposer cette solution espagnole par responsabilité, même si elle ne constitue pas le premier choix politique. Mathieu Lefèvre, ministre délégué, a assuré que toutes les options restaient expertisées avec une grande exigence concernant le bien-être animal.
Les dauphins attendus au ZooParc de Beauval en 2027
Concernant les dauphins hébergés au Marineland et à Planète Sauvage, l’État privilégie une autre voie. Le ZooParc de Beauval est considéré comme la solution la plus aboutie sur les plans technique et juridique. Le site devrait être opérationnel pour accueillir ces cétacés au printemps 2027. En attendant cette échéance, les dauphins d’Antibes resteront sur place, leurs conditions de vie actuelles étant jugées compatibles avec ce maintien temporaire.
Débats vifs autour de la captivité
Ces décisions ne font pas l’unanimité auprès des associations de protection animale. Des figures comme Paul Watson de Sea Shepherd plaident pour l’établissement d’un sanctuaire en mer Méditerranée, refusant le transfert vers d’autres structures commerciales. Les ONG craignent que le projet de Beauval ne soit qu’un faux sanctuaire perpétuant l’exploitation.
Cependant, d’autres voix s’élèvent pour souligner la complexité d’une réhabilitation en milieu naturel. Contrairement aux fictions hollywoodiennes, relâcher simplement ces animaux habitués à l’homme pourrait compromettre leur survie. Pour certains observateurs, le transfert vers un autre parc zoologique reste, à ce stade, la seule option garantissant leur sécurité physique et sanitaire.
