Pourquoi la Mona Lisa est-elle si précieuse ?

par Olivier
0 commentaires
A+A-
Reset
Pourquoi la Mona Lisa est-elle si précieuse ?
France

La véritable raison pour laquelle la Mona Lisa est si précieuse

Si vous avez déjà visité le Louvre, vous vous souvenez sans doute de cette attente presque électrique en approchant de la salle bondée où se trouve la Mona Lisa, ou du sentiment de gravité ressenti en vous frayant un passage parmi les touristes pour apercevoir ce chef-d’œuvre admiré dans le monde entier. Puis, inévitablement, vous vous êtes approché un peu plus, vous avez contemplé cette peinture vieille de plus de 500 ans et vous avez peut-être pensé : « C’est tout ? »

La Mona Lisa est sans doute l’œuvre d’art la plus reconnaissable au monde. Et pourtant, avec ses 53 cm sur 77 cm, elle a à peu près la taille d’une affiche de salle de pause. Alors comment ce tableau est-il devenu la peinture la plus précieuse au monde, alors qu’il aurait d’abord été quelque chose que le roi François Ier regardait en faisant ses besoins ?

Mona Lisa, le sourire devant l’objectif

Mona Lisa

Au-delà du fait qu’elle compte parmi les dernières grandes œuvres d’un homme largement considéré comme l’un des esprits les plus brillants de son époque, la Mona Lisa doit aussi une grande part de sa réputation à ce que le monde de l’art appelle souvent son « aura » — renforcée par une histoire longue et mouvementée. Après un bref passage dans la chambre de Napoléon, le tableau s’est imposé au Louvre comme une pièce maîtresse. Puis, selon NPR, il a gagné en prestige dans les hautes sphères de la société au point d’être perçu comme un chef-d’œuvre absolu, ce qui lui a conféré une sophistication presque irrésistible aux yeux des voleurs d’art. Son vol en 1911 a déclenché un véritable tumulte médiatique et a fait exploser sa notoriété.

À mesure que l’œuvre s’installait dans l’imaginaire collectif, sa valeur perçue a grimpé en flèche. En 1962, elle a reçu une estimation d’assurance de 100 millions de dollars, soit environ 840 millions de dollars en tenant compte de l’inflation. Autrement dit, si le gouvernement français le voulait vraiment — et s’il décidait aussi d’ignorer ses propres règles concernant la vente d’une œuvre considérée comme bien public — il pourrait vendre la Mona Lisa, utiliser le produit de la vente pour acheter cent millions de boîtes de peinture acrylique pour débutants, et peut-être essayer de peindre quelque chose lui-même, au lieu de vivre éternellement dans l’ombre d’un Italien disparu.

Suggestions d'Articles

Laisser un Commentaire