La plus petite race de chats au monde
Presque tous ceux qui ont déjà eu des chatons ont un jour prononcé cette phrase : « J’aimerais qu’ils restent petits pour toujours ! » Eh bien, imaginez qu’avec un Singapura, ce souhait serait presque devenu réalité. Avec son format minuscule, cette race de chat est souvent présentée comme le plus petit chat domestique du monde, un atout qui fascine autant les amoureux des animaux que les passionnés de science animale.
D’après Purina, le Singapura serait originaire de Singapour, où il était connu localement sous le nom de « chat des caniveaux », en raison de son habitude de dormir dans les drains et les rigoles. Derrière son apparence adorable se cache donc une histoire bien plus rude, marquée par un environnement urbain difficile et par la survie d’une population féline presque effacée.
Ses ancêtres étaient des chats errants, et dans les années 1970, les autorités ont tenté de les éliminer. L’opération a été menée avec une telle efficacité qu’au milieu de cette décennie, les personnes qui ont compris qu’il fallait sauver la race n’ont pu retrouver que trois individus encore vivants à Singapour. En 1980, un quatrième spécimen solitaire a été recueilli, puis ces quatre chats ont fini aux États-Unis, où ils ont servi de base officielle à l’établissement de la race Singapura. Aujourd’hui, tous les Singapura modernes descendent de ces quatre animaux fondateurs.

Les chats Munchkin, une autre curiosité de la science féline
Avec leurs grands yeux et leur tempérament attachant, les Singapura donnent l’impression d’être des chatons qui n’auraient jamais grandi. Mais ils ne sont pas la seule option pour qui recherche un chat petit et adorable. Le chat Munchkin est lui aussi plus petit que la moyenne, mais il paraît encore plus minuscule qu’il ne l’est réellement à cause d’une mutation génétique qui lui donne des pattes très courtes.
Selon The Spruce Pets, le gène responsable de cette petite taille rappelle celui que l’on retrouve chez certains chiens à pattes courtes, comme le teckel ou le Welsh corgi. La différence est importante : chez le chat, la structure de la colonne vertébrale n’est pas la même que chez le chien, ce qui explique pourquoi les Munchkins ne développent pas, en général, les mêmes problèmes de dos que leurs cousins canins.
Ce gène est dominant, ce qui signifie qu’un chat qui en hérite d’une seule copie aura toujours des pattes courtes. En revanche, si un embryon reçoit deux copies du gène, une de chaque parent, il ne survit pas avant la naissance. C’est pourquoi les Munchkins ne sont croisés qu’avec des chats domestiques qui ne portent pas cette mutation. Décidément, il n’est pas si simple d’être aussi mignon.
