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L’officialisation de la relation entre Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles a mis en lumière un titre dynastique méconnu. Cette appellation, qui peut surprendre, trouve ses racines dans l’histoire de l’Europe et les liens étroits entre les monarchies française, espagnole et italienne.
Une branche issue de la royauté française
La Maison royale des Deux-Siciles est une branche de la Maison de Bourbon. Ses origines remontent au roi Philippe V d’Espagne, lui-même petit-fils de Louis XIV. Cette filiation fait de la princesse Maria Carolina une descendante directe du « Roi-Soleil » à la onzième génération, ancrant sa famille dans la haute noblesse européenne.
L’unification de deux royaumes italiens
L’appellation « Deux-Siciles » provient de la fusion de deux entités géographiques et politiques au XVIIIe siècle. En 1734 et 1735, les royaumes de Sicile et de Naples, alors dirigés par les Habsbourg, passent sous la couronne de Charles, fils de Philippe V. Lorsque ce dernier devient roi d’Espagne, il transmet ses territoires italiens à son fils Ferdinand.
C’est Ferdinand qui unifie formellement Naples et la Sicile pour créer un seul État : le royaume des Deux-Siciles. Si la monarchie espagnole subsiste encore, le royaume des Deux-Siciles a cessé d’exister en 1861, lors du processus d’unification de l’Italie.
Une succession ouverte aux femmes
Aujourd’hui, la famille est représentée par le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Castro. Sa fille aînée, Maria Carolina, occupe une place centrale dans l’ordre de succession. En effet, son père a aboli la loi salique, une règle ancestrale qui excluait les femmes de la succession au trône par ordre de primogéniture.
Titulaire des titres de duchesse de Calabre et de Palerme, la jeune femme de 22 ans incarne l’héritage d’une dynastie qui, bien que n’exerçant plus de pouvoir politique, conserve une place significative dans l’histoire aristocratique du continent.
