L’invasion progresse dans le sud de la France. Les autorités du Var ont officiellement confirmé la découverte d’un troisième foyer de fourmis électriques à Cavalaire-sur-Mer. Le préfet Simon Babre a précisé que ce département demeure, pour l’instant, le seul territoire français touché par cette espèce exotique envahissante particulièrement redoutée.
Une menace pour la santé et l’environnement
Malgré sa taille microscopique, la fourmi électrique représente un danger significatif. Pour l’être humain, sa piqûre est extrêmement douloureuse et peut provoquer de graves réactions allergiques. Sur le plan environnemental, l’insecte s’attaque à la faune locale, notamment les insectes, les oiseaux et les petits mammifères.
Son impact s’étend également à l’agriculture. En favorisant la prolifération de pucerons et de cochenilles, cette espèce perturbe les écosystèmes et les cultures locales. La situation nécessite une intervention rapide pour limiter les dégâts sur la biodiversité régionale.
Un dispositif de traitement inédit en France
Pour contrer cette progression, une nouvelle stratégie est mise en place. Les autorités vont autoriser, pour la première fois sur le territoire national, un traitement par saupoudrage d’insecticide. Cette méthode sera appliquée sur les deux premiers foyers déjà identifiés à Toulon et à La Croix-Valmer.
Jusqu’à présent, l’utilisation de boîtiers contenant des granulés s’est révélée insuffisante. Selon le chercheur Olivier Blight, la probabilité que les fourmis entrent en contact avec ces dispositifs était trop faible. Le nouveau plan d’action prévoit plusieurs mesures spécifiques :
- Le traitement d’environ quatre hectares sur une période de 180 jours.
- L’utilisation de drones pour accéder aux zones les plus escarpées.
- Une diffusion de produit limitée à quelques grammes par mètre carré.
La cartographie des zones infestées a été finalisée début 2026 par Fredon Paca et des équipes universitaires. L’objectif des spécialistes est d’agir avant que la situation ne devienne incontrôlable. Ils citent l’exemple de l’Australie, qui a dû dépenser environ 30 millions d’euros depuis 2006 pour n’avoir pas réagi assez tôt face à cette menace biologique.
