Face à l’intensification des vagues de chaleur, le Japon a officiellement adopté une nouvelle expression pour désigner les journées de canicule extrême. Les citoyens nippons ont voté en faveur du terme « kokusho-bi », destiné à qualifier les jours où le mercure dépasse la barre des 40 °C.
Un terme choisi par le public
Cette nouvelle dénomination, que l’on peut traduire par « journée cruellement chaude », est le résultat d’une vaste consultation populaire. Près de 478 000 personnes ont participé au scrutin organisé par l’Agence météorologique japonaise (JMA). Le terme lauréat s’est imposé face à d’autres propositions telles que « journée super férocement chaude », « journée sauna », « journée bouillante » ou encore « journée où il faut rester chez soi ».
Ce choix sémantique reflète une réalité climatique de plus en plus préoccupante. En 2025, l’archipel a suffoqué durant son été le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques en 1989. Cette tendance s’inscrit dans un réchauffement global, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ayant classé la période 2015-2025 comme les onze années les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle planétaire.
Une graduation de la chaleur
L’introduction de « kokusho-bi » vient compléter une nomenclature déjà précise utilisée par les services météorologiques japonais pour alerter la population selon les seuils de température :
- Les journées dites « d’été » dès que la température atteint 25 °C.
- Les journées de « plein été » pour les chaleurs plus intenses.
- Les journées de « chaleur extrême » pour les températures supérieures à 35 °C.
Désormais, le seuil critique des 40 °C dispose de sa propre catégorie officielle. Cette évolution lexicale souligne l’urgence de s’adapter à des phénomènes climatiques qui, autrefois exceptionnels, deviennent de plus en plus fréquents sous l’effet de l’accumulation de chaleur par la Terre, laquelle a atteint un niveau record en 2025.
