Les personnages de Winnie l’Ourson, nés en Grande-Bretagne, enchantent les enfants du monde entier depuis des générations. À l’occasion d’une visite d’État aux États-Unis menée aux côtés du roi Charles III, la reine Camilla a marqué les esprits avec un geste symbolique et touchant en faveur de la culture enfantine.
Une pièce manquante enfin retrouvée
La souveraine a officiellement remis une peluche de Petit Gourou à la bibliothèque publique de New York. Ce nouveau venu rejoint une collection prestigieuse qui comprend déjà Winnie l’Ourson, Porcinet, Tigrou, Bourriquet et Kanga. Ce don intervient près de quarante ans après l’arrivée des autres membres de la bande dans l’institution new-yorkaise en 1987.
Ces peluches ne sont pas de simples jouets : elles appartenaient à l’origine à Christopher Robin. Son père, l’auteur A.A. Milne, et l’illustrateur Ernest H. Shepard s’en sont inspirés pour créer les célèbres récits publiés en 1926 et 1928. Si la majeure partie de la collection a traversé l’Atlantique dès 1947 pour rejoindre les bureaux d’un éditeur américain, le petit kangourou manquait à l’appel depuis les années 1930, après avoir été égaré dans un verger de pommiers.
Un symbole de magie intemporelle
Grâce à cette réplique offerte par la reine Camilla, la joyeuse bande est désormais au complet au sein de l’exposition Polonsky des Trésors de la Bibliothèque de New York. Cette installation, inaugurée en 2021, permet au public de découvrir les objets originaux qui ont donné naissance à l’un des plus grands classiques de la littérature jeunesse.
Anthony W. Marx, président de la bibliothèque, a exprimé sa gratitude envers la souveraine dans un communiqué. Il a souligné que l’arrivée de Petit Gourou aiderait l’institution à continuer de partager la magie et l’émerveillement de cette histoire intemporelle avec les lecteurs de tous âges pour les générations à venir.
