4 chansons méconnues de Neil Diamond à redécouvrir absolument

par Sophie
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4 chansons méconnues de Neil Diamond à redécouvrir absolument
États-Unis

Pour des millions de fans, Neil Diamond est indissociable de l’hymne « Sweet Caroline », tandis que d’autres ont découvert son talent grâce à l’utilisation de « Girl, You’ll Be a Woman Soon » par Quentin Tarantino dans le film culte Pulp Fiction. Pourtant, cet enfant de Brooklyn possède un catalogue musical qui ferait pâlir d’envie les artistes les plus accomplis, regorgeant de succès tels que « Cracklin’ Rosie », « Love on the Rocks » ou encore l’hymne « America ».

Neil Diamond en chemise rouge jouant de la guitare dans les années 70
Neil Diamond sur scène durant les années 1970.

Ceux qui suivent la carrière de Diamond depuis des décennies savent que ce perfectionniste est bien plus qu’une simple machine à tubes. Si certaines de ses compositions ont dominé les classements, d’autres aventures musicales plus profondes sont restées dans l’ombre des succès grand public. D’une ballade poignante des années 1980 à un hymne écrit pour l’une des figures les plus marquantes du XXe siècle, ces morceaux méritent une attention renouvelée.

On the Way to the Sky

Comme tout artiste à la carrière exemplaire, Neil Diamond a connu des périodes de creux, notamment dans les années 1980. Sorti en 1981, un an après le succès du film « The Jazz Singer », l’album « On the Way to the Sky » a reçu un accueil mitigé. Ce disque marquait un changement de direction musicale qui n’a pas convaincu tout le monde, certains critiques et fans estimant qu’il amorçait une trajectoire descendante pour l’auteur-compositeur.

Pourtant, la chanson titre est un véritable joyau caché. La voix de Diamond y est aussi envoûtante que jamais, portée par des cordes au rythme de valse et une guitare délicate. Les paroles, qui évoquent la quête de l’amour et la reconstruction personnelle, offrent un moment à la fois beau et doux-amer. C’est une pièce typiquement Diamond, capable de toucher les cœurs les plus endurcis par sa sincérité mélancolique.

Red Red Wine

Neil Diamond a souvent raconté comment les Monkees avaient en quelque sorte sauvé sa carrière en propulsant sa chanson « I’m a Believer » au sommet des charts en 1966. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir transformé l’une de ses créations en un succès planétaire. En 1983, le groupe britannique UB40 a décroché un numéro un mondial avec une version reggae de « Red Red Wine ».

Ce que beaucoup ignoraient à l’époque, y compris les membres du groupe eux-mêmes, c’est que ce tube était initialement une composition de Neil Diamond parue en 1967 sur son deuxième album, « Just for You ». La version originale offre une ambiance radicalement différente : plus lente et mélancolique, elle met en scène un homme au cœur brisé utilisant l’alcool pour oublier sa solitude. Si Diamond a lui-même admis apprécier la version de UB40, son interprétation initiale possède une profondeur émotionnelle unique.

Dry Your Eyes

Neil Diamond a régulièrement puisé dans l’histoire et sa propre vie pour écrire. En 1976, il collabore avec Robbie Robertson du groupe The Band pour l’album « Beautiful Noise ». De cette rencontre, facilitée par Bob Dylan, est née la chanson « Dry Your Eyes ». Diamond souhaitait que ce morceau raconte l’impact de la mort de Martin Luther King Jr. sur la société américaine et le monde entier.

Le résultat est un hymne sobre et puissant. Des tambours militaires de l’introduction à la mélodie ascendante, le titre s’impose comme une œuvre poignante sur le deuil et l’espoir. Bien qu’elle ait été éclipsée à l’époque par le succès plus joyeux de la chanson titre de l’album, « Dry Your Eyes » reste une preuve magistrale de la capacité de Diamond à traiter des sujets graves avec une grande dignité musicale.

Delirious Love

À 64 ans, Neil Diamond aurait pu prendre une retraite bien méritée. Au lieu de cela, il s’est enfermé en studio avec le producteur de légende Rick Rubin pour créer l’un de ses meilleurs opus : « 12 Songs ». Sorti en 2005, cet album a atteint la quatrième place du classement Billboard, porté notamment par le titre « Delirious Love ».

Cette chanson jubilatoire rappelle l’énergie des années 1960. Une version alternative inclut d’ailleurs Brian Wilson, fondateur des Beach Boys, aux chœurs pour une touche estivale. Cependant, la version originale en solo reste souvent préférée pour sa production dépouillée qui met en valeur la voix inimitable de Diamond. Contrairement à certaines versions plus produites, ce titre brut semble intemporel et prouve que le talent de l’artiste est resté intact malgré les années.

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