Le réalisateur Dan Reed, à l’origine du documentaire choc « Leaving Neverland », exprime sa vive indignation face au nouveau biopic consacré à Michael Jackson. Alors que le film réalisé par Antoine Fuqua connaît un succès important, Dan Reed dénonce l’absence totale de mention des accusations d’abus sexuels sur mineurs visant le Roi de la Pop.
Le documentariste s’insurge contre l’omission des témoignages de Wade Robson et James Safechuck, qui étaient au centre de son propre travail d’enquête. Il réagit fermement aux propos d’Antoine Fuqua, qui avait suggéré que les plaignants cherchaient simplement à obtenir de l’argent avant la sortie du long-métrage. Pour Dan Reed, cette situation est d’autant plus ironique que la production du film génère elle-même des profits considérables.
Une comparaison avec l’affaire Jeffrey Epstein
Dans un entretien récent, Dan Reed a tenu à préciser que Wade Robson et James Safechuck n’ont jamais touché le moindre centime pour leurs témoignages. Il critique ouvertement ceux qui choisissent d’ignorer les allégations pour se concentrer uniquement sur l’aspect musical et spectaculaire du film.
Le réalisateur va jusqu’à établir un parallèle radical avec une autre affaire criminelle retentissante. Selon lui, de nombreux spectateurs préfèrent mettre de côté leurs doutes pour apprécier le côté « jukebox » de l’œuvre, tout en ignorant ce qu’il considère être une réalité bien plus sombre. Il affirme ainsi que, d’après les faits qu’il a étudiés, Michael Jackson était pire que Jeffrey Epstein.
L’accusation de complicité des médias et des fans
Au-delà de l’équipe de production du film, Dan Reed s’en prend également aux admirateurs de la star et à certains médias. Il les accuse d’être complices d’une opération de marketing et de désinformation massive en offrant une tribune et une visibilité importante au biopic.
D’après le réalisateur, une partie du public et de la presse semble faire abstraction des accusations de pédocriminalité. Il déplore que la puissance financière de la marque Jackson prenne le pas sur la recherche de la vérité, affirmant que certains acteurs du milieu préfèrent ménager l’image de l’artiste en raison des enjeux économiques colossaux liés à son héritage.
