Divertissement · Dossier 57319
Grammy Awards : Bad Bunny lance un appel vibrant contre l’ICE
Lors des Grammy Awards, Bad Bunny a marqué les esprits en appelant à bannir l'ICE et en défendant les immigrés, soutenu par Justin Bieber et Billie Eilish.

La scène des Grammy Awards à Los Angeles a été le théâtre d’une prise de position politique majeure ce dimanche. Le chanteur portoricain Bad Bunny a profité de sa tribune, alors qu’il recevait le prix de la meilleure musique latine urbaine, pour lancer un appel vibrant contre la politique migratoire américaine.
« Nous ne sommes pas des sauvages. Nous ne sommes pas des animaux. Nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes humains et nous sommes Américains », a martelé l’artiste de 31 ans. Il a explicitement demandé l’expulsion de l’ICE, la police américaine de l’immigration, exhortant le public à ne pas se laisser contaminer par la haine.
Une mobilisation artistique collective
Bad Bunny n’était pas isolé dans sa démarche revendicative. D’autres figures majeures de l’industrie musicale ont affiché leur soutien à la cause des migrants. Les artistes canadiens Justin Bieber et Joni Mitchell arboraient des pin’s portant le slogan « ICE out » (Dehors l’ICE). De son côté, la chanteuse Billie Eilish a encouragé l’audience à poursuivre le combat et à continuer de manifester.
L’apport des communautés immigrées a également été salué par Shaboozey, dont les parents sont originaires du Nigeria, rappelant qu’ils « ont construit ce pays ». La Britannique Olivia Dean a quant à elle loué leur courage.
Tensions autour du Super Bowl et de la tournée
Cette sortie politique intervient dans un climat tendu, alors que Bad Bunny doit assurer le spectacle de la mi-temps du Super Bowl dimanche prochain. Ce choix de la NFL suscite de vives critiques au sein de la sphère trumpiste, qui reproche à l’artiste ses chansons en espagnol et son soutien aux droits LGBT+.
Face aux risques encourus par sa communauté, le chanteur, citoyen américain de par son statut portoricain, a pris une décision radicale concernant sa tournée mondiale débutée en novembre. Celle-ci évitera le territoire américain afin de ne pas exposer ses spectateurs à d’éventuels raids de la police de l’immigration.
Un triomphe historique
Au-delà de la politique, la soirée a marqué un tournant historique pour la musique latine. Bad Bunny est devenu le premier artiste à remporter le prestigieux Grammy de l’album de l’année pour une œuvre intégralement en espagnol, intitulée Debí Tirar Más Fotos.
Cet album, qui met en avant des rythmes traditionnels et aborde la colonisation de Porto Rico, lui a permis de récolter trois trophées au total. Ce triomphe, mêlé à son discours engagé, a immédiatement relancé l’indignation de certains conseillers politiques conservateurs, s’interrogeant publiquement sur les choix de la ligue de football américain.
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