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Les joueurs NBA les plus détestés aujourd’hui
La NBA sait mieux que n’importe quelle autre ligue sportive d’Amérique du Nord transformer ses stars en phénomènes mondiaux. Des noms comme LeBron James, Stephen Curry, Kevin Durant ou Russell Westbrook dépassent largement le cadre du basketball : ils s’imposent dans la culture populaire, font parler d’eux bien au-delà du terrain et alimentent en permanence les débats. Dans le classement ESPN des plus grandes célébrités du sport en 2019, LeBron James se hissait déjà parmi les visages les plus reconnaissables de la planète, preuve que la NBA maîtrise l’art de rendre ses joueurs incontournables.
Mais cette immense visibilité a un revers. Plus un joueur de NBA est connu, plus il attire aussi la critique, la lassitude et parfois une vraie hostilité de la part des fans. Certains sont reprochés pour leur jeu rugueux, d’autres pour leurs excès de confiance, leur attitude envers les arbitres ou leurs conflits répétés avec coéquipiers et adversaires. Dans les faits, les Joueurs NBA détestés de cette liste n’ont pas suscité autant de rejet uniquement parce qu’ils étaient bons : souvent, la haine grandit aussi parce qu’ils portent le maillot d’une autre équipe, ou parce qu’ils incarnent un style de jeu que le public adore détester.
Comme le résume l’adage bien connu du sport et du cinéma : un simple changement de maillot peut transformer radicalement la perception d’un joueur. Et dans l’univers du divertissement sportif, la réputation compte presque autant que les titres.

Matthew Dellavedova, accusé d’être sale par ses pairs
Les supporters des Cleveland Cavaliers ou des Milwaukee Bucks pourraient s’étonner de voir Matthew Dellavedova parmi les joueurs les plus détestés de la NBA. Pourtant, le meneur australien, devenu célèbre lors du sacre des Cavaliers en 2016 face aux Golden State Warriors, s’est rapidement forgé une réputation bien plus disputée chez ses adversaires. Depuis ses débuts en NBA en 2013, Dellavedova a souvent été perçu comme un joueur rugueux, voire déloyal, par ceux qui l’affrontent.
En 2016, des joueurs et des entraîneurs l’ont même désigné comme le joueur le plus sale de la ligue. Quelques années plus tard, John Wall a confirmé ce sentiment après une faute de Dellavedova sur Bradley Beal. Ses défenseurs insistent sur son énergie, son intensité et son côté “scrappy”, mais pour ceux qui le croisent sur le parquet, cette image de battant ne suffit pas à effacer les contacts trop appuyés et les gestes mal vécus par les adversaires.
JR Smith : entre spectacle et agacement
Le parcours de JR Smith est l’un des plus contrastés de la NBA. Tireur spectaculaire, capable d’enflammer une salle par une pluie de tirs à trois points, il a aussi laissé derrière lui une série d’épisodes qui ont nourri la frustration des fans comme des observateurs. Son passage à Cleveland, pourtant marqué par un titre en 2016, reste associé à des moments aussi mémorables que maladroits, notamment son erreur en fin de match lors du Game 1 des Finales 2018.
Les supporters des Cavaliers ont toutefois tendance à retenir autre chose : “Shirtless JR”, célébrant le titre dans les rues de Cleveland, ou encore ses tirs longue distance aux côtés de LeBron James. Ce mélange de chaos, de talent et d’exubérance explique pourquoi JR Smith inspire à la fois l’admiration et l’agacement, un profil typique des joueurs NBA détestés autant qu’aimés.
Rajon Rondo n’hésite jamais à attaquer ses anciens coéquipiers
Rajon Rondo a bâti sa réputation sur son intelligence de jeu, mais aussi sur sa capacité à se mettre à dos arbitres, entraîneurs et anciens partenaires. Lors d’un match en 2018, il en est même venu aux mains avec Chris Paul après une altercation ayant déclenché une scène devenue emblématique de ses tensions récurrentes en NBA. Rondo a toujours nié certains reproches, mais son historique joue rarement en sa faveur.
Son dossier comprend des conflits répétés avec des coachs dès ses années universitaires, des excuses publiques après des insultes homophobes adressées à l’arbitre Bill Kennedy, ainsi que des piques indirectes contre Jimmy Butler et Dwyane Wade sur les réseaux sociaux. À cela s’ajoutent d’autres épisodes où sa présence a dérangé jusque dans les médias spécialisés. Rondo incarne ainsi le joueur brillant mais imprévisible, difficile à aimer dès qu’il franchit la ligne de contact.
Chris Paul, au cœur de nombreuses rivalités
Chris Paul est l’un des meneurs les plus respectés de sa génération, mais aussi l’un de ceux qui cristallisent le plus de tensions. Après son altercation avec Rajon Rondo, plusieurs joueurs de la NBA ont pris la défense de ce dernier tout en critiquant Paul, qualifié par certains d’ancien coéquipier difficile à vivre. Ryans Hollins et Glen Davis, qui ont tous deux partagé le vestiaire avec lui, ont évoqué un caractère compliqué, tandis qu’Austin Rivers a décrit comme “bizarre” la dynamique entre Paul et Blake Griffin chez les Clippers.
Les frictions entre Paul et James Harden pendant les playoffs 2019 ont aussi nourri les spéculations. Même si tous les détails restent flous, l’idée d’un environnement tendu autour de CP3 persiste. Son départ de Houston après l’échec en postseason a renforcé cette image d’un grand joueur, brillant, mais rarement entouré d’une sérénité durable. Et quand un meneur est à la fois indispensable et conflictuel, il devient vite une figure clivante du divertissement NBA.
Lonzo Ball, déjà controversé avant la NBA
Lonzo Ball a été propulsé dans la catégorie des joueurs les plus détestés bien avant ses premières minutes en NBA. À l’origine de cette hostilité, il y a surtout l’omniprésence de son père, LaVar Ball, personnage tapageur, flamboyant et omniprésent dans les médias. Ses déclarations tonitruantes, ses interviews provocatrices et l’univers du Big Baller Brand ont rapidement contaminé l’image de Lonzo, même lorsque le jeune meneur n’y était pour rien.
La situation a encore changé lorsque Lonzo a quitté les Lakers dans le cadre du transfert qui a amené Anthony Davis à Los Angeles. Il a répliqué par une chanson visant son ancien employeur, preuve que la relation entre le joueur et son entourage médiatique restait chargée. Désormais, son défi est simple : répondre à ses détracteurs sur le terrain, là où les critiques pèsent le moins et où le basket parle le plus fort.
DeMarcus Cousins, un talent immense freiné par sa réputation
DeMarcus Cousins a longtemps représenté l’archétype du joueur trop talentueux pour être ignoré, mais trop difficile à gérer pour être totalement adopté. Après sa blessure au tendon d’Achille en 2018, il a dû accepter un contrat d’un an avec Golden State, symbole d’un marché frileux à son égard. Malgré ses qualités de pivot All-Star, sa réputation de trouble-fête a pesé lourd dans sa carrière.
On lui a reproché des conflits avec coéquipiers et membres du staff, une attitude jugée ingérable et plusieurs épisodes de comportement problématique. Son immense talent a souvent servi de passe-droit, mais il n’a jamais suffi à effacer l’idée qu’il reste difficile à diriger. Dans la NBA, les joueurs détestés peuvent parfois rester indispensables, et Cousins en est l’un des exemples les plus parlants.
Draymond Green, le compétiteur que tout le monde aime détester
Draymond Green fait partie de ces joueurs que les supporters exècrent lorsqu’ils jouent contre leur équipe, mais qu’ils rêveraient d’avoir dans leur camp. Son style agressif, sa provocation permanente et ses gestes parfois excessifs ont fini par marquer les playoffs 2016, au point de lui valoir une suspension en Finales NBA alors que les Warriors menaient 3-1 face aux Cavaliers. Cette séquence a laissé une empreinte durable dans l’imaginaire des fans.
Green ne se contente pas de gêner ses adversaires par son intensité physique. Il parle, provoque, pousse et cherche sans cesse à déstabiliser. Sa relation avec Kevin Durant a aussi alimenté les tensions au sein de Golden State, et l’on sait aujourd’hui que ce type de leadership abrasif a un coût. Pourtant, malgré tout cela, Draymond Green reste un personnage central de la NBA moderne, fascinant autant qu’irritant.
Russell Westbrook, le triple-double devenu sujet de débat
À première vue, un joueur capable d’enchaîner les triple-doubles devrait faire l’unanimité. Avec Russell Westbrook, la réalité est bien différente. Son intensité, son usage du ballon et sa quête permanente de statistiques ont souvent été interprétés comme de l’égoïsme, au point que certains fans et analystes l’accusent de privilégier ses chiffres au détriment de l’efficacité collective. Son tempérament explosif n’a fait qu’amplifier cette perception.
Westbrook a aussi vu son tir devenir plus irrégulier au fil du temps, ce qui a renforcé les critiques lors des matchs à enjeu. Son arrivée aux Houston Rockets a alors ouvert une nouvelle phase de sa carrière, avec une question centrale : peut-il devenir le coéquipier idéal aux côtés de James Harden, ou ses instincts le ramèneront-ils vers les mêmes accusations ? Dans l’univers des Joueurs NBA détestés, Westbrook occupe une place à part, entre admiration pour sa production et rejet de son style.
Stephen Curry, trop fort pour être épargné
Stephen Curry n’est pas seulement aimé pour son adresse exceptionnelle : il est aussi détesté par tous ceux qu’il a encore humiliés au score, notamment les supporters des Cleveland Cavaliers. Son style a révolutionné la NBA, au point de contribuer à une dynastie qui a marqué toute une époque. Cette domination, ajoutée à une popularité immense, en fait une cible naturelle pour les critiques.
Pour certains, Curry n’entre même pas dans le moule traditionnel de la grandeur NBA. Son image de superstar souriante et modeste est régulièrement moquée, surtout quand il célèbre un tir à trois points avec un petit mouvement d’épaules devenu sa signature. Ses détracteurs rappellent aussi qu’il n’était pas toujours le meilleur joueur de ses premières Finales. Pourtant, son influence sur le basketball moderne est immense, ce qui explique pourquoi il reste l’un des athlètes les plus clivants du sport américain.
Carmelo Anthony peut-il encore avoir droit à une tournée d’adieu ?
Carmelo Anthony a vu sa réputation de joueur centré sur lui-même prendre un sérieux coup après son passage éclair à Houston. Avant la saison 2018-2019, certains imaginaient pourtant qu’il pourrait encore apporter sa science offensive à une équipe ambitieuse. Mais en seulement dix matchs, les Rockets l’ont écarté, puis transféré, avant qu’une autre franchise ne le libère rapidement à son tour.
Malgré tout, son palmarès offensif reste impressionnant : à la date de septembre 2019, seuls 21 joueurs avaient marqué plus de points en carrière. Le paradoxe est là : comment un basketteur aussi prolifique a-t-il pu rester aussi longtemps sans équipe, alors même qu’il pouvait encore aider une formation en quête de scoring ? Son cas illustre à merveille le poids de la réputation dans la NBA, où le talent ne suffit pas toujours à convaincre.
Kyrie Irving a quitté plusieurs équipes derrière lui
Kyrie Irving aurait pu incarner l’idole parfaite pour une franchise comme Cleveland, mais son départ avant la saison 2017-2018 a brutalement changé la perception du public. Il a choisi de s’éloigner de LeBron James et des Cavaliers pour devenir la vedette principale des Boston Celtics. L’expérience a tourné court, et ni Irving ni Boston ne semblaient désireux de poursuivre l’aventure après deux saisons.
Irving suit sa propre logique, quitte à dérouter tout le monde. Champion NBA, auteur d’un tir décisif dans un Game 7, il possède le CV d’un grand. Mais il a aussi montré qu’il voulait choisir son équipe, ses coéquipiers et son moment, sans compromis. Pour les fans des Brooklyn Nets, le voir devenir un jour une figure honnie semble presque inévitable ; la seule vraie question est de savoir si cela arrivera après un titre.
Kevin Durant, le “snake” qui a changé l’équilibre de la NBA
Kevin Durant a longtemps été perçu comme l’anti-LeBron par excellence. À une époque, il incarnait le grand joueur resté fidèle à son chemin, sans rejoindre une superteam dès le départ. En 2014, il paraissait prêt à devenir la figure la plus marquante de l’histoire du Thunder d’Oklahoma City, avant que les défaites en playoffs ne reconfigurent totalement son destin.
Son départ pour Golden State, après une défaite des Warriors contre les Cavaliers dans les Finales 2016 malgré une avance de 3-1, a marqué un tournant. Beaucoup de fans ont vu dans ce choix une fuite vers la facilité, un saut vers une équipe déjà taillée pour gagner. Même ses titres et ses trophées de MVP des Finales n’ont pas effacé cette impression. Plus tard, son arrivée à Brooklyn aux côtés de Kyrie Irving a confirmé son image de superstar qui se greffe à un projet existant plutôt que de le construire seule.
LeBron James : impossible de rester neutre
Il est presque impossible de rencontrer un vrai fan de basketball totalement indifférent à LeBron James. On l’adore ou on le déteste. Certains le considèrent comme le plus grand joueur de tous les temps ; d’autres retiennent surtout ses défaites en Finales ou ses choix de carrière. Même sa tentative de déposer l’expression “Taco Tuesday” a suffi à agacer une partie du public, preuve que rien chez lui n’échappe à l’attention.
LeBron est devenu sa propre marque, peut-être la chose la plus irritante qu’un sportif puisse incarner. Il n’a peut-être pas dépassé Michael Jordan au palmarès, mais sa puissance médiatique, financière et culturelle est immense. Beaucoup lui reprochent aussi d’avoir quitté deux fois les Cleveland Cavaliers, y compris après avoir promis de rester. Dans le paysage du divertissement sportif, LeBron James reste donc l’archétype du joueur qui suscite autant l’admiration que la rancœur.
