Les personnages animés qui nous ont fait pleurer à l’écran

par Olivier
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Les personnages animés qui nous ont fait pleurer à l'écran
États-Unis

Divertissement

Personnages animés qui sont tristement morts à l’écran

Il y a toujours un pincement au cœur lorsqu’un personnage de film que l’on aime disparaît sous nos yeux. Bien sûr, une suite peut parfois glisser un souvenir ou un préquel complet, mais certaines morts au cinéma laissent une empreinte presque aussi forte qu’un vrai drame. Et lorsque ce sont des personnages animés, surtout dans des films pour enfants, l’impact est souvent encore plus brutal : pas d’ambiguïté, pas de détour, juste une disparition nette et choc qui bouleverse le public.

Ces scènes ont marqué durablement l’histoire du cinéma d’animation. Elles ont montré que les récits destinés au jeune public peuvent aussi parler de sacrifice, de perte, de courage et de deuil, avec une intensité parfois inattendue. Voici quelques-unes des morts les plus marquantes parmi les personnages animés, celles qui ont fait pleurer des générations de spectateurs.

Optimus Prime plonge dans l’obscurité

mort d'Optimus Prime dans Transformers

Lorsqu’un personnage adoré des fans est tué, c’est toujours un choc. C’est encore plus violent quand cela survient sans prévenir. Et cela devient presque insoutenable quand la mort arrive dès le début du film. C’est sans doute pour cela que la disparition d’Optimus Prime, chef noble des Autobots et héros d’enfance, a bouleversé toute une génération.

Dans Transformers: The Movie, sorti le 8 août 1986, Optimus Prime se sacrifie pour vaincre son ennemi juré, Megatron. La scène reste l’une des plus célèbres du cinéma d’animation des années 80 : avant de mourir, il transmet le Matrix of Leadership à Hot Rod, jeune Autobot encore naïf, qui devra ensuite grandir, apprendre et devenir un leader digne de lui.

Ce que ce film avait compris, et que les tentatives de reproduction plus tardives ont souvent manqué, c’est que la mort d’Optimus comptait vraiment. En le voyant tomber, les enfants ont appris une vérité rude : parfois, les héros ne survivent pas, mais d’autres peuvent prendre le relais.

Un nouveau Spider-Man vit son moment à la Uncle Ben

Aaron Davis Prowler dans Spider-Man: Into the Spider-Verse

Tout au long de Spider-Man: Into the Spider-Verse, Miles Morales est un personnage auquel on s’attache immédiatement. Comme Peter Parker avant lui, il est piqué par une araignée génétiquement modifiée et doit répondre à l’appel du devoir. Mais contrairement à Peter, Miles est projeté très tôt dans une guerre interdimensionnelle, entouré d’autres Spider-people façonnés par la tragédie.

Au départ, Miles n’a pourtant pas vécu de drame personnel comparable à ceux des autres. Ses parents sont vivants, il fréquente une bonne école, et ses difficultés, bien réelles, restent ordinaires. Tout bascule lorsqu’il découvre que son oncle Aaron est en réalité le Prowler, un assassin high-tech au service du Caïd. Pire encore, ce dernier est chargé d’éliminer ce nouveau Spider-Man.

Le affrontement qui s’ensuit est déchirant : alors que le Prowler est tout près de tuer son adversaire, il lui arrache son masque et découvre le visage de son neveu. Au moment précis où il décide de laisser Miles partir, il est abattu par le Caïd. Cette mort tragique agit comme un déclencheur : pour Miles, c’est son moment à la Uncle Ben, celui qui le pousse à devenir pleinement Spider-Man.

Le climatiseur explose

climatiseur dans The Brave Little Toaster

Les enfants ont souvent peur de choses absurdes. Pourtant, un film d’animation comme The Brave Little Toaster peut transformer une simple machine en source de cauchemar durable. Sorti en 1987, le long-métrage contient déjà une scène hallucinée où un clown démoniaque tente d’éliminer le héros à coups de fourchettes. Et il s’agit bien d’un grille-pain de dessin animé.

Mais le sommet du malaise arrive avec l’apparition d’un climatiseur de fenêtre à la voix grave et inquiétante, rappelant presque Jack Nicholson. Dans un film ordinaire, un climatiseur parlant ne susciterait guère d’émotion. Ici, il se lance dans un monologue furieux où il explique à ses compagnons électroménagers qu’ils ont tort de croire que les humains se soucient d’eux. Sa colère monte, son discours devient de plus en plus extrême, puis il explose soudainement.

Ce n’est pas une simple pirouette visuelle : il s’agit d’une vraie mort dans le récit. Le climatiseur brisé reste là, à l’arrière-plan, tandis que les autres appareils passent à autre chose comme si de rien n’était. Une scène dérangeante à plusieurs niveaux, qui laisse surtout le spectateur se demander ce qui a pu rendre ce pauvre appareil fou.

Les parents meurent asphyxiés

Once Upon a Forest

Si vous avez vu Once Upon a Forest en 1993, il y a de fortes chances que certaines images ne vous aient jamais quitté. De l’extérieur, ce dessin animé ressemble à une œuvre tendre et légère, presque dans l’esprit de Disney. En réalité, il s’agit surtout d’un récit très sombre sur la manière dont l’être humain détruit l’environnement et menace la vie sauvage.

Dès le début, un groupe de petites créatures forestières appelées les “furlings” découvre avec effroi une nouvelle route asphaltée, traversée par des voitures dangereuses. Lorsqu’ils rentrent chez eux, ils comprennent qu’un gaz toxique s’est échappé d’un camion et a empoisonné toute la zone. Michelle, l’une d’entre eux, se précipite dans le nuage pour tenter de sauver ses parents, mais elle ne trouve que leurs corps sans vie.

Cette tentative de sauvetage ne la sauve pas non plus : elle est elle-même contaminée, et tout le reste du film repose sur la quête d’un remède naturel susceptible de la sauver avant qu’elle ne meure comme ses parents. C’est une séquence terrifiante, mais aussi porteuse d’un message environnemental fort.

Un Green Lantern est démembré puis décapité

mort d'un Green Lantern dans Emerald Knights

Les Green Lanterns comptent parmi les figures les plus puissantes de l’univers DC. Qu’ils soient humains ou extraterrestres, tous ceux qui portent l’un de ces anneaux cosmiques peuvent créer à peu près n’importe quel objet lumineux vert que leur esprit imagine. Autant dire qu’ils ne meurent pas facilement, sauf dans des circonstances particulièrement extrêmes.

C’est justement ce qui rend la mort présentée dans Green Lantern: Emerald Knights si brutale. Le personnage visé, Ardakian Trawl, n’est pas une figure très connue, mais cela ne rend pas la scène moins choquante. Alors qu’elle est simplement en train de vaquer à ses occupations, des “Shadow Demons” surgissent du soleil, franchissent les défenses de son anneau… puis la mettent en pièces.

Oui, littéralement. Son corps est déchiqueté, jusqu’à ne plus laisser qu’une tête hurlante. Le résultat est d’une violence rare pour un film d’animation, et rappelle à quel point ces créatures sont redoutables.

La mort de Mufasa résonne encore

mort de Mufasa dans Le Roi Lion

Oui, celui-ci est évident. Quel enfant des années 90 n’a pas retenu ses larmes en repensant à cette scène ? Et la douleur a été encore ravivée par le remake de 2019, qui a redonné vie à ce moment déchirant. Parler de cette histoire, c’est revenir à l’une des morts les plus célèbres du cinéma d’animation.

Alors que Simba est sur le point d’être piétiné dans une immense ruée, Mufasa se précipite pour le sauver, le serre dans sa gueule et le met à l’abri. Mais son frère traître scelle ensuite son destin. La suite est bouleversante : Simba découvre le corps de son père, tente vainement de le réveiller, puis se couche contre lui en espérant encore un miracle.

L’émotion de cette scène reste intacte des décennies plus tard. Pour beaucoup, elle demeure un repère absolu de la culture cinéma et un moment clé de l’animation familiale.

N’oubliez jamais cette pauvre chaussure de dessin animé dans Qui veut la peau de Roger Rabbit

Judge Doom tue une chaussure dans Qui veut la peau de Roger Rabbit

Même si Qui veut la peau de Roger Rabbit est un film en prises de vues réelles, il déborde de personnages animés, de clins d’œil au cartoon et de références visuelles à l’animation classique. Parmi eux figure malheureusement une pauvre petite chaussure dessinée, qui n’a apparemment existé que pour être victime d’une fin atroce.

Le responsable est Judge Doom, incarné par Christopher Lloyd avec une froideur mémorable. Comme l’a souligné Tor, il tue cette chaussure pour montrer jusqu’où peut aller son invention acide, le “Dip”, capable d’éliminer les dessins animés vivants. Dans le cadre du film, ce détail est d’autant plus inquiétant que ces créatures sont normalement presque impossibles à tuer.

La cruauté de la scène suffit déjà à marquer les esprits, mais les petits sons étouffés de la chaussure pendant qu’elle brûle la rendent franchement insupportable. Difficile de ne pas voir là un des vilains les plus sadiques du cinéma fantastique.

Il doit bien y avoir une raison si ce film s’appelle All Dogs Go to Heaven

Charlie Barkin dans All Dogs Go to Heaven

On imagine sans peine la panique qui a dû saisir les dirigeants du studio lorsque Don Bluth, déjà responsable du traumatisant Le Petit Bleu et la Croisée des Chemins pour certains spectateurs, a proposé un film d’animation centré sur la mort d’un chien. Certes, l’histoire affirme que les chiens vont au ciel, et le héros revient même à la vie après avoir franchi les portes du paradis. Mais dans les faits, il s’agit bien d’un chien de dessin animé tué à l’écran.

Et pas par n’importe quel moyen : par une voiture. Le chien en question est Charlie B. Barkin, un croisement entre berger allemand et border collie. Sa mort survient après une fête arrosée, lorsqu’il est attiré sur une jetée, les yeux bandés, puis projeté dans l’eau à l’aide d’un véhicule poussé par ses ennemis canins.

La scène est étrange, mais elle reste douloureuse à regarder. Une fois encore, l’animation prouve qu’elle peut provoquer une vraie tristesse, même chez les spectateurs les plus endurcis.

Hazel s’allonge pour la dernière fois

Hazel dans Watership Down

Si vous n’avez jamais lu, vu ou écouté Watership Down de Richard Adams — une œuvre magnifique, traversée de thèmes puissants autour de la destruction de l’environnement — vous connaissez probablement au moins sa réputation : le film d’animation de 1978 contient de nombreuses batailles sanglantes entre de mignons lapins de dessin animé.

Pourtant, la scène la plus marquante du film n’est pas la plus violente. Il s’agit d’une mort sans effusion de sang, mais d’une intensité émotionnelle rare. Tout au long de l’histoire, le public s’attache à Hazel-Rah, ou Hazel, ce lapin courageux et réfléchi qui fait confiance au sixième sens de son frère Fiver, conduit les autres dans leur lutte pour survivre et finit par bâtir une société plus harmonieuse.

À la fin, le récit fait un saut dans le futur et montre Hazel, désormais âgé, assis seul parmi d’autres lapins. Puis il entend son nom porté par le vent. Un lapin noir, El-Ahrairah, lui apparaît alors sous une forme spirituelle. Hazel comprend qu’il s’agit d’une sorte de passeur vers la mort, mais il n’a pas peur. Guidé avec douceur vers l’autre rive, le brave chef s’allonge une dernière fois.

Constance Nebbercracker connaît une fin d’une brutalité insupportable

Constance Nebbercracker dans Monster House

Chaque histoire de fantôme a besoin d’un fantôme. Et puisqu’un fantôme est, par définition, le reflet d’une personne morte, on peut souvent supposer qu’il a subi une fin horrible, même dans un film destiné à un jeune public.

C’est le cas de Monster House, film d’animation en 3D sorti en 2006, qui suit trois enfants préadolescents — DJ, Chowder et Jenny — alors qu’ils percent le mystère d’une maison hantée voisine appartenant au vieux Horace Nebbercracker. Les enfants découvrent peu à peu que l’esprit qui hante la demeure est celui de Constance Nebbercracker, l’épouse décédée d’Horace, qu’ils soupçonnent d’avoir été tuée par son mari.

La vérité, dévoilée dans un flashback glaçant, est encore plus troublante. On y voit Constance, déjà brisée psychologiquement par des années de brutalité et de moqueries, perdre son sang-froid lorsque de jeunes vandales lancent des œufs sur leur maison encore en construction. Elle se met alors à brandir une hache, perd l’équilibre, recule dans le trou creusé pour les fondations… et actionne accidentellement un levier mal placé, ce qui fait s’abattre sur elle des tonnes de béton liquide.

Plus on y repense, plus la scène en devient dérangeante. Elle laisse derrière elle une image presque insoutenable de la violence cachée sous les façades des films pour enfants.

La fin d’un Spider-Man… et le début d’un autre

mort de Spider-Man dans Into the Spider-Verse

Si vous connaissiez déjà les comics en entrant dans Spider-Man: Into the Spider-Verse, l’arrivée de Miles Morales annonçait forcément un choc émotionnel autour de Spider-Man. Pour tous les autres, la gifle a été immédiate. Voir le Spider-Man de Peter Parker s’effondrer sous vos yeux, écrasé à mort par le Caïd, suffit déjà à bouleverser.

La tristesse s’épaissit encore avec la longue séquence de deuil, durant laquelle les habitants de New York portent des masques de Spider-Man et écoutent un discours de Mary Jane. Pour couronner le tout, cette version de Spider-Man, doublée par Chris Pine, rappelle fortement celle des films de Sam Raimi avec Tobey Maguire dans les années 2000. L’effet est puissant, presque déstabilisant.

Peu après, une version plus familière de Peter, doublée par Jake Johnson, est propulsée dans la dimension de Miles, avec son lot de souvenirs Raimi plus authentiques, de “Parker luck” et de problèmes personnels en pagaille. Pourtant, comme l’a souligné le Washington Post, l’arrivée du “vrai” Spidey ne retire rien à la force de la scène montrant un Spider-Man au sommet de sa forme mourir sous les yeux de Miles. C’est sans doute l’un des moments les plus bouleversants du film, et peut-être même de toute l’histoire des films de super-héros.

Excelsior.

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