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En 1966, la première saison de Star Trek débarquait sur les écrans, présentant l’Enterprise, son équipage et une multitude d’espèces extraterrestres aux fronts proéminents. Ce fut le point de départ d’une franchise qui, à travers de nombreux films, séries et livres, est devenue l’une des plus populaires au monde. Bien que la série originale n’ait duré que trois saisons et 79 épisodes, elle a su captiver les fans au point de devenir un véritable monument culturel.

Si les aventures spatiales de l’équipage étaient palpitantes, les anecdotes de coulisses ajoutent une dimension supplémentaire à la culture Star Trek. Entre liens avec le sacerdoce juif, étape marquante du mouvement des droits civiques et astuces juridiques pour empocher des redevances, l’univers de Star Trek regorge d’histoires fascinantes qui dépassent le cadre des épisodes.
Le rôle crucial de Lucille Ball

On se souvient souvent de Lucille Ball pour son rôle de gaffeuse dans I Love Lucy, mais elle était en réalité une femme d’affaires redoutable. À la tête de Desilu Productions, elle a immédiatement perçu le potentiel de Star Trek lorsque Gene Roddenberry lui a présenté le projet. Même si on a dû lui expliquer qu’il s’agissait d’un « western spatial » et non d’une histoire de célébrités en tournée, elle a soutenu le projet contre vents et marées, vendant même le second pilote à NBC après l’échec du premier.
L’origine religieuse du salut vulcain

Le salut vulcain, ce geste de la main séparant le majeur de l’annulaire, est mondialement célèbre. Leonard Nimoy, qui incarnait Spock, l’a puisé dans ses racines juives orthodoxes. Enfant, il avait observé des prêtres utiliser ce geste lors de bénédictions rituelles. Pour la série, il a adapté ce mouvement, les Vulcains n’utilisant qu’une seule main contrairement au rite original. Ce geste est d’ailleurs si complexe que certains acteurs ont dû s’entraîner intensivement ou même se scotcher les doigts pour y parvenir.
L’éviction de Majel Barrett

Dans la conception initiale, le bras droit du capitaine était une femme nommée Number One, interprétée par Majel Barrett. Cependant, les dirigeants de la chaîne ont exigé la suppression de ce personnage, préférant un homme à ce poste. Barrett a donc été écartée de l’équipage principal avant de revenir sous les traits de l’infirmière Christine Chapel. Elle a finalement eu le dernier mot : elle a épousé Roddenberry et a prêté sa voix à l’ordinateur de bord dans presque toutes les productions ultérieures.
L’évolution physique des Klingons

À l’origine, les Klingons n’avaient pas les crêtes frontales emblématiques que nous leur connaissons. Faute de budget, ils étaient simplement maquillés en brun. Ce n’est qu’en 1979, avec le premier film et un budget plus conséquent, que leur apparence a été transformée. Pour justifier ce changement dans l’histoire, les scénaristes ont plus tard inventé une intrigue complexe impliquant des modifications génétiques et un virus ayant temporairement lissé le front de certains Klingons.
L’invasion des Tribulations des Tribbles

L’épisode « Les Tribulations des Tribbles » est l’un des rares moments de pure comédie de la série originale. Pour représenter ces petites boules de poils envahissantes, 500 accessoires ont été fabriqués à la main. Bien que Roddenberry ait initialement détesté ce ton léger, le public a adoré. L’impact a été tel que dans le monde réel, une famille de protéines et une espèce d’escargot ont été nommées d’après ces créatures de fiction.
Un générique aux paroles cachées

Le thème musical de Star Trek est iconique, mais peu savent qu’il possède des paroles. Celles-ci n’ont jamais été utilisées à l’écran, mais Gene Roddenberry les a écrites pour une raison purement financière. En ajoutant des paroles, même médiocres, il pouvait légalement réclamer 50 % des redevances dues au compositeur Alexander Courage. Cette manœuvre a d’ailleurs mis fin à leur collaboration.
Le baiser entre Kirk et Uhura

En 1968, le baiser entre le capitaine Kirk et le lieutenant Uhura a provoqué un choc. Bien qu’il soit souvent cité comme le premier baiser interracial de la télévision américaine, ce n’est techniquement pas le cas. Cependant, l’acte restait extrêmement audacieux pour l’époque. Pour s’assurer que la scène soit diffusée malgré les réticences de certains diffuseurs ségrégatistes, William Shatner et Nichelle Nichols ont volontairement raté toutes les prises alternatives où le baiser n’était pas visible.
L’arrivée de Chekov pour séduire les jeunes

Une rumeur prétend que le personnage de Chekov a été créé pour satisfaire les Soviétiques, mais la réalité est plus commerciale. Walter Koenig a été engagé parce qu’il ressemblait à Davy Jones du groupe The Monkees. Les producteurs voulaient attirer un public plus jeune et branché. Koenig a même dû porter une perruque au début, le temps que ses cheveux poussent pour obtenir la coupe « mop top » à la mode.
Spock, un sex-symbol inattendu

Malgré ses oreilles pointues et son air austère, Spock est devenu l’objet de toutes les attentions. Son intelligence, son contrôle émotionnel et sa vulnérabilité occasionnelle ont fasciné les spectateurs. Cette aura séductrice a été renforcée par l’introduction du concept de « pon farr », une période rituelle vulcaine où leur contrôle légendaire s’efface devant des besoins biologiques impérieux, alimentant depuis des décennies l’imagination des fans.
L’équipage face à Jack l’Éventreur

Dans l’épisode « Un loup dans la bergerie », l’équipage de l’Enterprise se retrouve confronté à Jack l’Éventreur. L’intrigue révèle que le célèbre tueur de Londres était en réalité une entité démoniaque spatiale capable de voyager de planète en planète. Après avoir possédé l’ordinateur du vaisseau, l’entité est finalement expulsée dans l’espace lointain, mettant fin à un périple meurtrier commencé en 1888.
George Takei et le duel à l’épée

Pour obtenir une scène de combat dans l’épisode « L’Équipage en folie », George Takei a prétendu être un expert en escrime depuis son enfance. Il a ensuite pris des cours intensifs pour être à la hauteur. Bien que les producteurs aient initialement pensé lui donner un katana, Takei a insisté pour utiliser un rapière européenne, offrant ainsi l’une des performances comiques les plus mémorables de la série en courant torse nu dans les couloirs du vaisseau.
