Dans le vaste paysage du divertissement, peu de morceaux ont connu une ascension aussi fulgurante que Uptown Funk. En 2014, Bruno Mars a mis une partie de sa magie « 24 carats » au service de Mark Ronson pour transformer ce titre en véritable tube planétaire, extrait de l’album Uptown Special, comme le rapporte NPR. Si vous ne l’avez jamais entendu, sachez seulement qu’il est plus accrocheur qu’une grippe saisonnière — et qu’aucun vaccin ne semble exister contre ce refrain.
Le clip n’est pas en reste. Bruno Mars y affiche ce mélange presque impossible de charisme, d’élégance et d’assurance qui le rend à la fois irrésistible et spectaculaire. Il y apparaît aux côtés d’un groupe d’hommes parfaitement coordonnés dans une chorégraphie redoutable, tout en lançant l’avertissement devenu culte selon lequel Uptown va vous « funk you up ». L’ensemble donne l’impression qu’une confrontation à la manière de West Side Story pourrait éclater à tout moment, mais sous une forme entièrement portée par la musique, le style et l’énergie scénique.

Le succès de Uptown Funk a été si viral qu’en 2015, Rick Astley a brièvement délaissé Never Gonna Give You Up pour signer l’un des détournements les plus méta qui soient lors d’un festival sur le thème des années 1980, selon Entertainment Weekly. La chanson a également inspiré d’autres initiatives marquantes : Brian Guendling, alors joueur de football universitaire, a créé une version musicale accompagnée d’une chorégraphie en langue des signes afin que les personnes malentendantes puissent elles aussi profiter de Uptown Funk, d’après CBS 8.
En 2016, le single est même devenu seulement le 10e morceau ou album à obtenir le statut diamant depuis la création de cette distinction en 1999, selon Billboard. Dans l’univers de la musique pop, rares sont les titres capables d’unir à ce point performance, culture virale et longévité commerciale. Pour les amateurs de musique, Uptown Funk reste ainsi un cas d’école du succès en divertissement.
Mais d’où vient exactement ce ver d’oreille devenu incontournable ? Techniquement attribué à Mark Ronson, le morceau porte pourtant partout l’empreinte de Bruno Mars. Dans un entretien accordé à NPR, Ronson explique que la magie a commencé lors d’une session jam dans le studio de Bruno Mars. Mars a également coécrit la chanson et interprété les voix principales, ce qui a donné au titre sa personnalité immédiatement reconnaissable.
Pendant cette séance décisive, Bruno Mars était à la batterie, Mark Ronson à la basse et le producteur Jeff Bhasker aux claviers et synthétiseurs. Selon Ronson, l’« esprit », ou du moins la fougue de ce moment, est resté dans la chanson. Après quelques ajustements, le résultat a atteint un niveau de précision tel qu’il a sans doute inspiré la fameuse formule : « Gotta kiss myself, I’m so pretty. » Cette alchimie a conduit Uptown Funk à remporter le Grammy Award 2015 du disque de l’année.
En recevant cette récompense, Mark Ronson a résumé l’origine du morceau en quelques mots simples : il est né d’une joie pure. Et c’est précisément cette joie, cette énergie et cette sensation de fête qui ont marqué les auditeurs, faisant de Uptown Funk l’un des plus grands succès de la musique pop moderne.
