Le Havre : Une conductrice incarcérée après un drame routier

Le Havre : Une conductrice incarcérée après un drame routier

Une jeune femme de 21 ans incarcérée pour homicide volontaire après avoir percuté un autre conducteur au Havre.

France
Illustration

Une altercation violente entre deux conducteurs a conduit à la mise en examen et à l’incarcération, lundi, d’une jeune femme de 21 ans pour homicide volontaire après qu’elle eut percuté et tué un automobiliste qui était sorti de son véhicule pour s’expliquer avec elle à un feu rouge, a indiqué le parquet du Havre (Seine-Maritime).

L’incident s’est produit le 23 août au Havre vers 18h15, à la suite d’un « démarrage considéré comme trop lent à un feu rouge », a expliqué la procureure de la République, Soizic Guillaume.

Doigt d’honneur, accélération et coma

L’homme, âgé de 27 ans, a manifesté son impatience par un coup de klaxon. La conductrice mise en cause, accompagnée de son compagnon et de ses deux jeunes enfants, lui a alors adressé un doigt d’honneur, a détaillé la procureure. La victime a ensuite doublé la voiture de la jeune femme, s’est arrêtée et est descendue de son véhicule. La conductrice a redémarré puis l’a percuté.

Selon le parquet, l’automobiliste a été « percuté et traîné sur le capot sur plusieurs mètres avant de chuter ». Il a été héliporté au CHU de Rouen dans un état grave, placé en coma artificiel et est décédé le lundi matin. « Aucune trace de freinage n’a été constatée », a précisé Soizic Guillaume, ajoutant que les témoins n’avaient pas vu le véhicule de la mise en cause freiner ni ralentir au moment du choc.

Ni drogue ni alcool

Identifié grâce à la vidéosurveillance, le véhicule a été retrouvé. La propriétaire a été interpellée dans la nuit de samedi à dimanche et placée en garde à vue, de même que son compagnon, qui a été laissé libre à l’issue des auditions. Selon une source policière, la jeune mère de famille serait sortie d’elle‑même de son domicile à la vue des gendarmes.

Les analyses sanguines n’ont révélé ni consommation de stupéfiants ni d’alcool, toujours selon cette source. Lors de ses auditions, la mise en cause aurait déclaré avoir « pris peur car elle se trouvait avec ses deux enfants de 7 mois et 3 ans ainsi que son petit ami de 17 ans ».

Ce récit vous a marqué ?

0 réactions de la communauté

Rejoindre la discussion