Renforts découverts dans le mausolée de Qin

Dans la continuité des fouilles qui fascinent depuis des décennies, l’Armée de Terre Cuite s’est récemment enrichie de nouvelles pièces. La célèbre force d’environ 7 000 guerriers en terre cuite a gagné 200 statues supplémentaires après une découverte menée dans le mausolée lié à l’empereur Qin Shi Huang (voir la notice biographique : https://www.britannica.com/biography/Qin-Shi-Huang). Cette annonce a ravivé l’intérêt pour l’organisation et la fabrication de cet ensemble funéraire monumental.
Les nouvelles figurines ne sont pas de simples reproductions : elles présentent des traits soigneusement individualisés et s’inscrivent dans une mise en place hiérarchisée. On observe notamment :
- deux attitudes distinctes chez les soldats — soit « tenant des armes d’hast, le bras droit plié et le poing partiellement fermé », soit « portant des arcs, le bras droit relâché » ;
- des visages et coiffures variés, chaque figure affichant des caractéristiques propres ;

Outre les statues, les archéologues ont mis au jour un ensemble d’objets complémentaires qui éclairent l’organisation matérielle de cet ensemble funéraire :
- 12 chevaux en terre cuite et les restes de deux chars ;
- boucliers colorés, épées en bronze et arcs ;
- armes conservées dans des caisses et traces d’aménagements architecturaux liés au site.
La saga de cette armée commence en 1974, lorsqu’un groupe de paysans creusant un puits dans la province du Shaanxi met au jour des fragments de grande taille correspondant à un soldat en argile. Les fouilles successives ont révélé une découverte archéologique devenue emblématique : une armée entière, façonnée il y a environ 2 000 ans, destinée à accompagner l’empereur dans l’au‑delà.
Il est remarquable que la commande de cette armée remonte aux débuts du règne de Qin Shi Huang : l’empereur aurait ordonné la construction de cet ensemble peu après son accession au trône, alors qu’il n’avait que treize ans. Ces réalisations témoignent d’une volonté manifeste d’assurer une souveraineté et une protection posthumes par des moyens matériels et artistiques d’une grande sophistication.
